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S'expliquant sur le présumé blanchiment de l'argent, ou
d'une partie de cet argent, le Pm Abdoul Mbaye a commencé par rappeler
que la loi sur le blanchiment n'existe au Sénégal que depuis 2004. Or,
c'est en 1990 que l'ex dictateur tchadien, Hissène Habré, a débarqué à
Dakar avec une fortune en argent liquide. En sa qualité de directeur
général de la Cbao, il a été approché par Hissène Habré pour loger cette
fortune, en fait une partie seulement, puisque, selon lui, d'autres
banques ont aussi été contactées à cette fin. Abdoul Mbaye soutient
alors avoir saisi la Biao-Sénégal et la Biao-tchad pour s'enquérir de
l'origine de cette fortune immense. On lui aurait fait savoir que cet
argent avait été l'objet d'un retrait bancaire. En outre, Abdoul Mbaye
se demande comment de l'argent sale peut-il être logé dans une banque
centrale, en l'occurence la Banque centrale des États de l'Afrique de
l'Ouest. Non sans rappeler que 22 ans après, il n'y a pas une seule
personne, physique ou morale, qui a réclamé cet argent.