C’est initialement une plainte pour coups et blessures, violences et voies de fait qui avait été déposée par Fatou Bâ, à l’encontre de son grand frère Ibrahima Bâ. Toutefois à la barre du tribunal, les faits sembleront tout autre. La plaignante a fait des révélations fracassantes. Comme quoi, tous les soirs, elle est sexuellement abusée, et constamment vidée de son sang, par son aîné qui, selon ses affirmations, est un vampire.
Cette affaire remonte à l’année 2006. La dame Fatou Bâ avait déposé une plainte contre Ibrahima Bâ son aîné, suite au coups qu’il lui avait administrés lors d’une dispute entre eux. Elle s’était présentée au commissariat avec un certificat médical attestant de multiples contusions graves et d’une incapacité temporaire de travail de 21 jours. Cela a permis de mettre la main sur le mis en cause qui, sans difficultés, avait reconnu les faits. Il avait été arrêté puis a bénéficié de la liberté provisoire. Avant-hier, il a fait face au tribunal correctionnel pour répondre des chefs de coups et blessures volontaires, violences et voies de fait. Comme à l’enquête préliminaire, il a réitéré ses propos, tout en expliquant ce qui l’a poussé à lever la main sur la plaignante. Selon lui, sa sœur raconte à tout bout de champs des calomnies sur lui et sa mère. De surcroît, elle leur rend la vie impossible, en frustrant tous ceux qui se présentent chez eux. Et ceci tous les jours, car elle a des problèmes psychiques et refuse de se faire soigner. Le jour des faits, Fatou Bâ s’en était prise à leur mère. Elle l’insultait et la traitait de tous les noms d’oiseaux. Ce qu’il n’a pas supporté. Il a pris une ceinture et lui a infligé une correction mémorable. Bien qu’il regrette son geste, il soutient qu’elle l’a quand même cherché. Tandis que la requérante, dès qu’elle a pris la parole, elle s’est mise à faire des révélations renversantes. D’après ses propres mots, son frère et sa mère sont des vampires. Ils sucent son sang. Comme si cela ne suffisait pas, il ne la laisse pas dormir. Il abuse d’elle. Souvent, son frère amène des étrangers qui eux aussi profitent d’elle. Ils se permettent même de la filmer et de la photographier quelquefois, pour réaliser des films pornographiques et les vendre. De plus, ils la persécutent en permanence. Sur ces entrefaites, elle a déclaré qu’elle n’est pas folle contrairement aux affirmations de son frère aîné, qu’elle en a des preuves. Son conseil, Maître Malick Mbengue, lors de sa plaidoirie, a demandé à ce que Ibrahima Bâ soit maintenu dans les liens de la prévention et a réclamé 500.000F de dommages et intérêts. Tandis que la défense, Maître Ndoffène Diouf a dès l’entame de sa plaidoirie, souligné que la plaignante souffre vraiment de troubles psychiques. Elle passe tout son temps à dire des allégations mensongères sur son client et sa famille. C’est pourquoi, il a demandé à ce que le tribunal désigne un expert pour la soigner. Le tribunal a finalement condamné le mis en cause à deux mois assortis du sursis et à 100.000F de dommages. Avant de lui passer un savon sur ses agissements avec sa sœur, «C’est à vous de l’aider et de la comprendre puisqu’elle est malade, au lieu de la tabasser. C’est juste un avertissement pour cette fois, même si elle vous cherche, il faut la ménager» lui ont-ils signifié.
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