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Ils sont, tous, pareils. Ils sont seuls. Ils sont sales. Ils sont hommes ou femmes. Ils sillonnent les rues du matin au soir. Tantôt en haillons, tantôt en tenue d’Adam. Ils se promènent partout. En ville, en banlieue, dans les quartiers populaires, aux arrêts de bus…, on ne peut effectuer deux pas sans en croiser un. Ils sont de plus en plus nombreux à Dakar. Certains murmurent des paroles incompréhensibles. D’autres arrivent à aligner des phrases correctes mais dans une parfaite incohérence. Leur nourriture se limite à des restes d’aliments. Il est fréquent de les voir fouiner dans les poubelles en quête de pitance. Si certains sont inoffensifs, d’autres ont une agressivité qui frise la folie. S’ils se sentent provoqués, ils n’hésitent pas à user, de la plus sauvage des manières, les armes en leur possession : pierres, gourdins, barres de fer… La nuit, ils dorment à la belle étoile, à la merci des affres du climat.
Exceptions
Il existe, cependant, quelques exceptions parmi eux. Modou Aliou et Hélène sont pensionnaires du campus de l’université de Dakar. Ils ne jouissent guère de toute leur faculté mentale. Mais il ne sont ni seuls, ni sales. Ni offensifs ni agressifs. Ils mangent dans les restaurants universitaires et dorment dans le campus. Ils sont amis avec plusieurs générations d’étudiants. Ils passent leurs journées à amuser la galerie. Le premier par ses cours de droit et son hypothétique cérémonie de mariage, la seconde par ses rotations à 360 degrés qu’elle effectue quand elle déambule entre les pavillons. La prise en charge de ces handicapés mentaux demeure un sérieux problème au Sénégal. Pourtant, il existence des hôpitaux et médecins psychiatriques dans le pays
Il existe également une Association pour la prise en charge et le suivi des malades mentaux et un rappeur qui se dit être « le représentant du malade mental ». Malgré tout, un accroissement des malades mentaux est observé dans la rues de la capitale. A côté de ceux-là, il existe d’autres personnes, bien portantes et bien correctes, comme vous et moi, mais qui se définissent comme fous. Des personnes qui n’hésitent pas à vous lancer des expressions wolof du genre « ma dof dé ! » ou encore « dof dou meussa werr ! ». (Traduction littérale : « je suis fou dé! » « un fou ne guérit jamais ! » ). Tantôt ce sont des élèves ou étudiants, tantôt des lutteurs, des musiciens parfois ou même de simples citoyens. Et même, quelques fois, de petits intellectuels. Ceux-là, ils sont fous ou malades ?
13 Commentaires
Fly To Fly
En Mars, 2011 (17:21 PM)Hurricane
En Mars, 2011 (17:21 PM)Mah
En Mars, 2011 (17:22 PM)Guillotine
En Mars, 2011 (17:26 PM)Hurricane
En Mars, 2011 (17:26 PM)Attenti
En Mars, 2011 (17:31 PM)Loulo
En Mars, 2011 (17:45 PM)Mo
En Mars, 2011 (17:54 PM)journaliste peux mieux faire
Undefined
En Mars, 2011 (19:06 PM)y en a qui sont parfois agressifs
a koi servent nos structures soi disan psychatriques
snifffffffffffffffff
signé NEUTRE
Kow
En Mars, 2011 (21:10 PM)Undefined
En Mars, 2011 (22:06 PM)C Pa Rigolo
En Mars, 2011 (02:05 AM)Ma
En Mars, 2011 (08:44 AM)Participer à la Discussion