Le Parti socialiste livre les bizarreries du pouvoir en place. Dans un communiqué parvenu, hier à notre rédaction, les camarades d’Ousmane Tanor Dieng interpellent la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la non-transparence, et le «Centre national de traitement des informations financières (Centif) sur les malversations «programmées» par Abdoulaye Wade et son régime.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, hier, le Parti socialiste livre un à un les «bêtises» du régime actuel. Entre autres, il cite les dessous des affaires de l’exonération fiscale de la société Sénégal Pêche, de la réfection de la Pointe de Sangomar, du racket de la Sentel, des sept milliards de Taïwan qui ont «vagabondé sur un compte à Chypre», des fonds de l’Anoci. Du bateau loué à 8 milliards pour deux nuitées pendant le sommet de l’Oci, des 26 milliards budgétisés pour des villas présidentielles, mais portés exécutés, de la mallette de devises remise à l’ancien Représentant-résident du Fmi, Alex Segura, du dépeçage du domaine publique maritime et de la razzia sur le foncier en général, du financement du pseudo Monument de la Renaissance africaine par le bradage des terres de l’aéroport.
Il s’y ajoute également la cession des terres du champ de tir des Mamelles au groupe Kharafi. Du coup, les socialistes interpellent la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la non-transparence.
Il en fait de même pour le «Centif» chargé de traquer les mouvements de fonds suspects et dont les rapports viennent, aux dires du gouvernement, d’être transmis à la justice. Ainsi, le Parti socialiste appelle ces deux organes à leur devoir s’ils veulent rester crédibles et fidèles à leur mission. «Ils ne pourront pas se permettre la politique de l’autruche et détourner leur attention vigilante de ces milliards qui se pavanent dans des comptes bancaires entre le Soudan, l’Allemagne, Chypre et Dubaï, et de ces manipulations qui s’analysent incontestablement en une opération de blanchiment d’argent provenant de la corruption», avertit-il. Les camarades de Tanor Dieng interpellent également la communauté internationale, en particulier les bailleurs de fonds et les pays de l’Union européenne dont l’Allemagne qui a été une des étapes de la pérégrination des fonds dérobés au peuple. Tanor et Cie révèlent que «des autorités de l’État, embusquées au plus haut sommet du pouvoir, avaient, avec leurs complices de la flibuste financière internationale, perçu 20 milliards de FCfa de commissions indues, dont le partage, comme à chaque fois qu’on est en présence d’une association de malfaiteurs, est en train de connaître son épilogue devant les tribunaux de Dubaï».
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