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Le président de l’Assemblée nationale ne se laissera pas humilier par ses adversaires au sein de sa propre formation politique. Il va démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale, avant que ses contempteurs ne le « rétrogradent ». Ce n’est pas tout. Après sa démission, Macky Sall ne compte pas rester dans cette Assemblée. De sources sûres, le maire de Fatick va aussi démissionner de son poste de député. Le fera-t-il avant la promulgation de la loi ou peu après ? En tout cas, jusqu’à présent, dans son entourage très proche, on attend encore la suite des événements. En tout cas, il est désormais clair que Macky Sall ne compte pas donner à ses irréductibles adversaires la possibilité de se « défausser sur lui ». « Il est clair maintenant que les carottes sont cuites, la rupture est désormais consommée », se désole un de ses plus proches conseillers. Qui ajoute : « ils cherchent à humilier Macky, mais il ne leur donnera jamais cette occasion ». D’ailleurs, nos sources révèlent que la tournée auprès des chefs religieux vise simplement à informer ces derniers des décisions qu’il a prises. Un de ses proches : « J’ai assisté à une de ses audiences avec un chef religieux. Il lui a expliqué tout ce qui se trame contre lui à l’Assemblée nationale, avant de solliciter ses prières. Auparavant, il lui a clairement indiqué qu’il compte démissionner de l’Assemblée nationale. Et c’est ce qu’il a dit à tous les autres chefs religieux ». Un autre groupe parlementaire libéral Mais ses détracteurs ont failli assister à la surprise de leur vie, car les députés favorables à Macky Sall avaient décidé de créer leur propre groupe parlementaire. Un député sous le sceau de l’anonymat confirme : « c’est vrai que nous voulions créer un groupe parlementaire, mais l’ancien bureau a été reconduit. S’il avait été renouvelé, nous aurions créé notre propre groupe parlementaire ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que la formation libérale est de plain-pied dans la tourmente. Surtout qu’au départ de Macky Sall du perchoir, et à la dissidence mijotée par les députés qui lui sont proches, vient s’ajouter la rébellion de la mairesse de Diourbel Aminata Tall qui, comme révélé hier par nos confrères du « Populaire », a démissionné avec fracas de son poste de secrétaire générale du Mouvement des femmes libérales. Par ailleurs, on se souvient que, lors d’une visite à Touba, l’ex-Premier ministre, Idrissa Seck, ironisant sur Me Abdoulaye Wade, caricaturait sa fin de règne en ces termes : « un baobab qui tombe fait beaucoup de bruit ». S’y ajoute que, lors de la dernière Session de l’Assemblée nationale, le député de Touba, Moustapha Cissé Lô, déclarait à qui voulait l’entendre que Macky Sall doit désormais se positionner en vrai leader, avec, à la clé, l’ambition de présider aux destinées du pays. Aussi, il serait illusoire qu’après son départ du perchoir de l’Hémicycle, et au regard de la brouille entre lui et le président de la République, Macky Sall puisse rester au Pds, où il ne bénéficie plus ni du respect ni de la confiance de ses « frères » d’armes.
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