En réunion hebdomadaire sur la situation nationale, le bureau politique de l'Afp est revenu hier, mardi, sur les « agissements » de Wade. Pour les progressistes, le régime de Me Wade au lieu de régler la question cuciale de la santé, de mobiliser les fonds pour l'ouverture des hôpitaux de Fatick, Kolda, de restaurer la maternité de Le Dantec, de « sauver le monde rural » en perte de confiance et d'espoir, le problème de la déserte de la Casamance , de l'école sénégalaise, est parti à Bruxelles faire du folklore, et gaspiller les deniers publics. Rappelant ainsi le régime libéral à l'ordre, Niasse et Cie lui demandent de cesser de jouer avec les Sénégalais.
La sortie hebdomadaire des progressistes à l'endroit du régime libéral, a été encore une fois très pimentée. Très remontés contre la mauvaise utilisation des deniers publics, le bureau politique de l'Afp, réuni sous la présidence de M. Cheikh Hamidou Kane, secrétaire national chargé des infrastructures et des transports, s'est longuement défoulé sur ces « attitudes malsaines ». Ainsi, considérant que le Sénégal fait face à une des inflations les plus graves de son histoire, à une crise dans tous les secteurs (santé, éducation, monde rural etc.), l'Afp se pose des questions sur l'opportunité du déplacement de Bruxelles. Raison pour laquelle, les camarades de Niasse, estiment qu'il est «inadmissible que l'argent public continue d'être gaspillé». Un folklore opportuniste et peu glorieux, selon eux, organisé par le pouvoir à Bruxelles pour prétendument lutter contre les APE. Parlant de la non ouverture des hôpitaux de Faticck, de Kolda, la non réfection de certains services de Le Dantec, l'Afp n'y va pas de main morte : « Au vu de cette mal gouvernance qui touche grossièrement la santé publique, le Sénégal n'est pas loin de la tragédie, car de nombreux nécessiteux meurent, faute de soins adéquats et en temps utile ». En ce qui concerne le processus électoral, les progressistes parlent de louvoiements et de décisions quasi clandestines du ministère de l'Intérieur, de son incompétence à organiser des élections, encore moins d'assurer la sécurité des biens et des personnes... A cela, s'ajoute la « passivité d'une Cena domestiquée… ».
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