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L’Organisation internationale pour les migrations (Oim) et Gip international sonnent l’alerte sur la protection des travailleurs migrants au Sénégal et ou dans les pays de destinations tels le Ghana, le Mali, le Benin et le Nigéria. La quatrième réunion de l’instance de concertation sur la migration de main d’œuvre au Sénégal, dont le thème est « Protection des travailleurs migrants au Sénégal », s’est tenue ce lundi 4 juillet. L’atelier de partage a réuni des acteurs du ministère du travail, de la société civile. Selon Birame Thiam, chef de la division de la protection sociale au ministère du travail et participant au projet, « c’est un projet qui promeut l’émigration régulière et qui décourage l’émigration irrégulière à des fins de protection et des fins humanitaires.
Le projet vise à promouvoir la protection sociale des travailleurs migrants qui sont aussi bien en situation régulière qu’irrégulière dans les pays d’accueil, c'est-à-dire dans les pays de destinations ». De l’avis de la représentante de l’Oim, « cet atelier vise à faire connaitre aux migrants travailleurs leurs droits, puisqu’ils sont souvent confrontés à des abus ou des exploitations. Le Sénégal est un pays important d’origine. Le Sénégal envoie beaucoup de travailleurs vers d’autres pays comme l’Espagne la France etc. mais le Sénégal aussi c’est un pays de destinations. Il y a beaucoup de travailleurs de la sous-région, des autres pays de l’Afrique de l’Ouest qui viennent travailler ici.
Le Sénégal a l’obligation de respecter le droit de ses travailleurs migrants étrangers qui viennent au Sénégal ». Toutefois, le Sénégal est interpellé sur la question de l’application des textes. « Le Sénégal est un bon élève dans la mesure où il a ratifié la convention internationale des Nations Unis sur les droits des travailleurs migrants, ce qui est un point positif, maintenant la question se pose au niveau de la mise en œuvre », a fait savoir Mme Geertrui Lanneau de l’Oim.
11 Commentaires
Boy Town
En Juillet, 2011 (00:05 AM)Lipo
En Juillet, 2011 (00:08 AM)Walabook
En Juillet, 2011 (00:11 AM)Tio
En Juillet, 2011 (02:18 AM)Sd
En Juillet, 2011 (05:23 AM)Alors que la plupart des émigrés exerce un boulot qui ne lui permet de bénéficier de pension de retraite
dans le pays d'accueil
Que l'ETAT aide ces braves émigrés à cotiser à l'IPRES afin de bénéficier de la pension de retraite comme tout travailleur au SENEGAL
Faut Expulser Les Francais
En Juillet, 2011 (07:08 AM)Reply_author
En Avril, 2022 (00:56 AM)sportivement votre
[email protected]
En Juillet, 2011 (10:25 AM)Kiff
En Juillet, 2011 (10:26 AM)Ana
En Juillet, 2011 (16:04 PM)Teus
En Juillet, 2011 (18:55 PM)Guité Diop
En Octobre, 2011 (15:56 PM)Pour lever les obstacles et inciter à la ratification, il convient alors --de développer des partenariats directs entre organisations internationales, organisations régionales et sous régionales dans le but de promouvoir, à travers des programmes communs, des initiatives visant à enraciner dans les pratiques institutionnelles le respect des droits des travailleurs migrants, --de favoriser la formation des travailleurs migrants par rapport à leurs droits par le biais des associations de ressortissants,--de mettre sur pied une instance de recours supranationale qui puisse permettre aux travailleurs migrants de se défendre en cas de violations de leurs droits dans les pays d’accueil, de --développer des cadres d’échanges dans les pays d’accueil pour promouvoir le dialogue interculturel, --d’harmoniser les législations au niveau national, régional et continental ainsi que les structures qui sont chargées de les mettre en œuvre,-de diffuser par divers supports pédagogiques la dimension protectrice de la loi, --d’ouvrir au sein des institutions régionales des concertations entre Etats importateurs et exportateurs et enfin --relancer la campagne de ratification auprès des Etats non encore signataires.
En somme les initiatives, en direction de la migration de travail, prises au sein des différentes organisations régionales et sous régionales (CEDEAO, UE, CE, SADC, CEMAC, etc.) vont dans le bon sens, mais il manque une coordination au niveau interrégional et même national pour définir des politiques efficaces afin d’atteindre l’universalité tant recherchée de la protection des droits des migrants et des travailleurs migrants en particulier.
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