Parmi les nombreux chantiers engagés par l’Abca figure la mise en place de la future banque centrale africaine appelée à être un outil efficace dans la régulation et la stabilité du système financier du continent. Et parallèlement à ce projet très ambitieux, le représentant de l’Union africaine a annoncé la création d’un fonds monétaire africain, à Yaoundé au Cameroun, pour servir de veille à la stabilité macroéconomique, étape importante pour la réalisation de l’intégration régionale. « Le processus d’intégration monétaire en Afrique commande la mise en œuvre de mécanismes de stabilisation qui assurent au système financier un fonctionnement et un développement harmonieux », a dit le président de l’Abca, Jean-Claude Masangu-Mulongo. « Il s’agira de réfléchir sur les voies et moyens d’accroître la résilience de ces marchés, tant aux chocs externes qu’internes », indique de son côté Philippe-Henri Dacoury-Tabley, gouverneur de la Bceao. En somme, les échanges d’expériences devront permettre de dégager des pistes d’actions et de réformes vers la mise en place de la future banque centrale africaine dynamique et susceptible de concrétiser le programme de coopération monétaire en Afrique, et l’adoption par chacune des cinq sous-régions d’un programme formel d’intégration monétaire à l’horizon 2015, l’introduction de la monnaie commune, etc.
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