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Les conséquences devenues insupportables de la jouissive présidence libérale transparaissent dans «la clameur qui monte dans la société», a dit Serigne Mansour Sy Djamil, samedi, en conférence de presse. Selon le président du Mouvement «Bes du ñakk», au cœur de ce qui nourrit la montée de la colère et le rejet du pouvoir, il y a «l’idée que cela ne peut plus continuer ainsi, ‘dafa doy’ (y en a marre), ‘na dem’ (dégage), portée par une jeunesse sénégalaise dynamique, généreuse et entreprenante, qui a joué un rôle important dans l’avènement de l’alternance et qui a aujourd’hui perdu ses dernières illusions sur la capacité du pouvoir actuel à prendre en charge ses aspirations».
Une réalité qui lui fait dire que ce que les récentes manifestations du 19 mars ont enseigné, c’est la nécessité urgente d’une rupture. Une nécessité de rupture qui, selon lui, exige toutefois «une série de facteurs concordants difficiles à réunir».
«La plus grande faiblesse de cette opposition…»
Elles supposent «de manière concomitante l’existence d’une masse de mécontents prêts à agir et d’un État dont la légitimité et l’autorité se trouvent contestées par une bonne partie de la population, à cause de son impéritie économique et son incurie sociale et politique. Légitimité et autorité également contestées par une fraction de ses partisans habituels à cause de divisions internes nées au sein du parti au pouvoir, qui le gangrènent, le paralysent et le disloquent. Il suffit de voir les tiraillements d’Aminata Tall, Idrissa Seck, Pape Diop, Souleymane Ndéné Ndiaye. Ces deux conditions sont largement réunies au Sénégal». Mais, poursuit M. Sy, «les ruptures supposent également la préexistence d’un projet, des alliances et d’un leadership».
Sur cette dernière question, Djamil ne minimise pas les capacités de certaines structures politiques à l’image du Pit, de la Ld, du Pai, du Msu etc. pour dire que «ces partis peuvent paraître négligeables au regard de leur taille, mais ils sont dépositaires d'expériences en matière de stratégie et de tactiques, de propagande et d'agitation, de conceptions et d'organisations qu'on ne peut sous-estimer que si on ignore les traditions qui les fondent. Leur histoire nous enseigne l’importance des combats démocratiques qui furent menés tout au long du XXe siècle et leur contribution décisive à l’avènement des libertés modernes». Il précise cependant que «la plus grande faiblesse de cette opposition est la difficulté à asseoir, sur les forces sociales les plus représentatives, une influence solide, stable et durable qui aurait permis de les mobiliser, pleinement, dans la lutte pour le changement réel». Ceci produit, toujours à en croire Djamil, «un écart manifeste entre l'ampleur du mécontentement populaire, d'une part et l'engagement concret dans l'action pour le changement, d'autre part. Écart qui affaiblit d'autant les capacités de l'opposition et laisse une chance de survie au régime en place».
8 Commentaires
Yirim Mbangik
En Avril, 2011 (17:18 PM)Undefined
En Avril, 2011 (17:55 PM)Objektif
En Avril, 2011 (19:03 PM)[email protected]
En Avril, 2011 (19:07 PM)Yirim Mbangik
En Avril, 2011 (22:20 PM)Démenti
En Avril, 2011 (11:10 AM)Folle09
En Avril, 2011 (13:03 PM)Karantamba
En Avril, 2011 (13:15 PM)SENEGAL REVEILLEZ VOUS !!!!! serigne yangui yeuy seeni doom ak seeni diabar yi , di leen foowe ba pare saani leen !!!!!!!!!!!!!!!!!
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