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Les quotidiens reviennent grandement sur
les dernières inondations, qui ont causé des dégâts à Dakar plus que
dans toute autre ville sénégalaise, avec notamment Le Soleil qui en
donne les premiers bilans globaux et officiels, alors que les opérations
de secours se poursuivent à l’échelle du territoire national, à travers
le Plan Orsec déclenché par les autorités publiques.
‘’400.000 personnes touchées par les
inondations’’, soit près de 40.000 familles sénégalaises, annonce Le
Soleil, en citant le ministre de l’Intérieur Mbaye Ndiaye, qui évalue
par ailleurs à 4 milliards de francs CFA, le budget retenu pour
l’assistance des sinistré et la réfection des infrastructures
endommagées.
Selon M. Ndiaye, ‘’l’Etat est en train de donner une réponse qualitative
à tous les dégâts provoqués par les inondations’’. ‘’Tout est
stabilisé, aussi bien dans les stations de pompage que les rues et
ruelles des quartiers’’, assure-t-il dans une interview accordée à ce
journal.
En rapport avec la question des inondations, des quotidiens dont Le
Populaire, reviennent sur la question de la pression foncière à laquelle
la presqu’île du Cap-Vert fait face depuis maintenant plusieurs années
et qui expliquerait l’ampleur du sinistre né des dernières fortes pluies
dans la capitale sénégalaise.
‘’On est confronté à un déficit en réserves foncières’’, relève ainsi le
ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Khoudia Mbaye, à la Une de ce
dernier quotidien. ‘’Sur Dakar, Guédiawaye et Pikine, on n’a
pratiquement plus rien’’, précise Mme Mbaye.
Le Quotidien trace le même sillon mais aborde ce sujet sous un angle
particulier. "L’armée étouffe à Dakar’’, souligne-t-il ainsi à sa Une.
‘’La boulimie foncière qui refuse de s’estomper à Dakar ne laisse rien
sur son passage, même pas la quiétude des forces armées’’. ‘’Les civils
font déguerpir les soldats’’, note-t-il ensuite dans ses pages
intérieures.
‘’En effet, il n’existe plus une caserne militaire dont la sécurité et
la discrétion ne sont pas aujourd’hui remise en cause par les immeubles
qui naissent autour du domaine militaire à défaut de l’empiéter. Le
comble a été atteint avec le régime libéral qui a érigé le Monument de
la renaissance africaine au-dessus du camp des Mamelles’’, explique Le
Quotidien.
Pendant ce temps, Sud Quotidien se demande si la rentrée des classes,
fixée au premier octobre prochain, se ferait dans les eaux, alors que
les sinistrés des inondations continuent de débarquer dans les écoles où
ils vivent dans des abris provisoires.
‘’Face aux inondations qui rendent inaccessibles de nombreuses écoles et
devant l’occupation d’autres établissements jusque-là épargnés par les
eaux, par des milliers de sinistrés, il est toutefois peu probable que
les salles de classes puissent ouvrir leurs portes aux dates
indiquées’’, écrit le journal.
Dans ce contexte et pour ne rien arranger du tout, Le Pays au quotidien
annonce une possible hausse du prix de l’électricité dans une vingtaine
de jours. D’où ce titre du journal ‘’Ca va chauffer’’. ‘’Tout porte à
croire que la nouvelle grille tarifaire du prix de l’électricité tant
redoutée par els consommateurs entrera en vigueur le 1er octobre
prochain’’, indique le journal.
Pour le reste, les quotidiens semblent s’intéresser davantage aux
affaires qu’à aucun autre sujet, à l’image de Enquête qui parle de
l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARTP) comme
d’une ‘’agence hors la loi’’ où des femmes de ménage, par exemple, sont
rémunérés ‘’mieux que des diplômés Bac+5 et DUT’’.
‘’Les secrets d’une banque en gestation’’, titre Direct Info au sujet de
la nouvelle Banque nationale de développement économique annoncée par
els nouvelles autorités. ‘’Au cœur de ce montage financier figurent des
hommes d’affaires très influents dans le dispositif de l’Etat du
Sénégal’’, indique le journal.
Rewmi quotidien évoque des ‘’documents explosifs’’ accablant la gestion
de Alioune Niane à la tête de l’Agence sénégalaise d’électrification
rurale (ASER), avec des malversations évaluées en 2007 à 250 millions de
francs CFA. ‘’Près de 700 millions entre 2002 et 2007’’, selon le même
journal.
Enfin, Walf Grand place signale que le nouveau directeur du Centre des
œuvres universitaires de Dakar (COUD), Abdoulaye Diouf Sarr, ‘’fait
jaser’’, notamment du côté des syndicalistes de cette structure. ‘’En
effet, sa gestion fait jaser beaucoup de gens qui pensent qu’il est pire
que son prédécesseur’’, relève le quotidien du groupe Walfadjri.
BK/ASG
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