Les popualtions de Médina-Gounass sont très remontés contre le second adjoint au maire de la commune. Après avoir fait constater par un huissier le «vol d’électricité» auquel s’adonne le premier adjoint au maire, elles ont décidé de saisir la justice.
Le feu couve encore dans la commune d’arrondissement de Médina-Gounass située dans la banlieue de Dakar où les responsables de la mairie et les habitants sont très souvent à couteaux tirés. Cette fois-ci ce ne sont point les inondations qui ont déclenché la colère des populations. En effet, c’est au cours d’un contrôle de routine que les populations ont fortuitement découvert que la maison de le second adjoint au maire est alimentée en electricité à partir d’un cable raccordé aux installations de la mairie. Une situation irrégulière qui a motivé la saisine d’un huissier par le groupe «And Suxxali Medina-Gounass» aux fins de constater les faits. Un procès-verbal de constatation fait par Me Mansour Kamara, huissier de justice près la Cour d’Appel et les tribunaux de Dakar, et dont nous détenons copie, a été effectué. Un document établi après la visite effectuée au domicile du second adjoint au maire où le branchement frauduleux a été constaté en présence de son épouse. Il faut noter que le domicle de ce dernier jouxte la mairie de Médina-Gounass.
Sur le préjudice subi par la commune de Médina-Gounass, les populations estiment qu’il pourrait se chiffrer à des centaines de milliers de francs. «Cette affaire a duré au moins un an avant que la supercherie ne soit découverte», estime un membre de «And Suxxali Médina-Gounass». Le préfet et le maire de la commune ont été informés.
Joint au téléphone, Cheikh Dièye, second adjoint au maire visé par la procédure déclenchée par «And Suxxali Médina-Gounass», dégage en touche. Malgré le constat fait par l’huissier, le second adjoint au maire estime qu’il s’agit là d’«une agitation purement politicienne» et qu’il attend «son audition par les enquêteurs» pour se prononcer.
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