Le collectif des étudiants du 3è cycle de la Faculté des Lettres, a décrété, hier, à Dakar, un mot d’ordre de grève de 24 heures non renouvelables. Motif : ils ne peuvent pas s’acquitter des 150.000 FCfa représentant les droits d’inscription. C’était au cours d’une Assemblée générale.
Les étudiants ont estimé que ces frais d’inscription sont « très élevés ». « Notre faculté est en voie d’être privatisée. Des masters privés poussent comme des champignons. Et les autorités veulent faire payer aux étudiants de 3è cycle, 150.000 FCfa de droits d’inscription », s’indigne Lamine Bodian. A l’en croire, toutes leurs tentatives pour rencontrer les responsables de la faculté sont restées vaines. « Les autorités n’ont pas daigné nous rencontrer. Nous étions obligés de passer à une vitesse supérieure pour nous faire entendre », a ajouté M. Bodian, qui soutient que les responsables de la faculté doivent les « associer dans la prise des décisions qui concernent les étudiants ». Quant à Mohamed Gadio, il a mis en garde contre toute privatisation des facultés. Avant de décréter le mot d’ordre de grève, les étudiants ont réitéré leur volonté de dialoguer avec les autorités.
Pour le Pr Papa Alioune Ndao, directeur de l’école doctorale Art, culture et civilisations (Arciv), les étudiants ont été bien informés des décisions prises dans le cadre de la réforme LMD. La preuve ! « Plus de 60 % des participants aux journées scientifiques de validation des écoles doctorales étaient constitués de doctorants », a-t-il révélé. Pour lui, les étudiants doivent faire des efforts pour s’informer des réformes qui se font dans leurs facultés respectives à travers les technologies qu’offre Internet. « Soit on accepte les exigences de la réforme, soit on retourne à l’ancien système, à savoir le doctorant du 3e cycle et celui d’Etat », a indiqué le Pr Ndao qui souligne que cette réforme ne saurait être effective sans le concours financier des étudiants.
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