Les invalides de guerre de l’armée sénégalaise réclament l’augmentation de leur pension. Pour se faire entendre, ils ont bloqué hier la circulation sur l’avenue de Ouakam pendant plusieurs heures.
Une dizaine de blessés de guerre ou invalides de l’armée sénégalaise ont bloqué hier la circulation sur l’avenue de Ouakam. Ces hommes réclament l’application de la loi 67-42 de 1967. Ce qui permettrait d’après le sergent-chef, Djiby Diop, porte-parole des invalides de guerre, de tripler leur pension qui varie actuellement entre 10.000 et 40.000 francs Cfa. Selon Djiby Diop, la somme que l’Etat octroie aux blessés de guerre est dérisoire. « L’Etat ne peut pas continuer à nous payer en 2010 des pensions qu’il donnait aux invalides de 1967. La vie est devenue chère avec l’augmentation des denrées de première nécessité », a soutenu le sergent-chef. Il a invité les autorités à revoir les taux de paiements parce qu’une personne qui a combattu pour défendre sa nation ne mérite pas un tel traitement. « Nous voulons être payés au même titre que les autres fonctionnaires dits accidentés du travail, parce que nous nous sommes investis pour la même cause, celle de la nation sénégalaise », a déclaré Djiby Diop. Soutenu par une dizaine de blessés de guerre, l’invalide de l’armée sénégalaise a rappelé que le président de la République et deux Premiers ministres avaient promis d’améliorer la situation sociale des blessés de guerre en augmentant leur pension, ce qui n’a pas été respecté. Les autorités sénégalaises doivent respecter leurs engagements, a-t-il dit. « Sinon, nous allons forcer la main au président de la République », a averti notre interlocuteur.
Les invalides menacent de marcher dans les prochains jours vers le palais pour se faire entendre.
« Nous sommes prêts à nous entre-tuer avec les policiers. Mais nous allons faire cette marche pour forcer l’Etat à régler notre situation sociale qui passe par l’augmentation de nos pensions », a-t-il souligné.
L’armée sénégalaise compte dans ses rangs 6.000 invalides dont 4.000 sont en activités. Ces invalides ont perdu des bras ou des jambes en Casamance au cours des affrontements opposant l’armée sénégalaise aux éléments du Mouvement des forces démocratique de la Casamance (Mfdc). D’autres ont été blessés en Guinée-Bissau, au Liban, au Liberia dans des missions de l’Organisation Nations unies (Onu). « Ils doivent bénéficier d’un bon traitement », a lancé le sergent-chef Djiby Diop.
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