Le diagnostic que nous avions partagé avec nos camarades à l'interne, c'est que de plus en plus les élèves désertent les sciences pour aller dans les filières littéraires", a informé, avant-hier, Ibra Niokhobaye Diouf, Secrétaire général de l'Alliance démocratique des enseignants du Sénégal (Ades), lors d'un atelier de réflexion sur l'enseignement des sciences.
Pis, M. Diouf rapporte que "dans certains établissements, sur 11 classes de terminale, il n'y a qu'une seule série scientifique". Poursuivant de dévoiler les maux qui ont entraîné ce désintéressement des Mathématiques, le Secrétaire général de l'Ades a souligné que l'élément "c'est le déséquilibre entre l'enseignement général et l'enseignement scientifique et professionnel". Avant de constater : "Il n'y a pas suffisamment de structures organisées pour accueillir tous les élèves qui n'arrivent pas à atteindre les classes supérieures ou l'université".
Pour rectifier ce gap, M. Diouf et camarades estiment que le système du premier président sénégalais, Léopold Sédar Senghor, pourrait être un bon modèle pour inciter les élèves à aimer les Mathématiques et généralement les Sciences.
"Quand le président Senghor a voulu que les Sénégalais apprennent le Latin et le Grec, il avait fait une discrimination positive à cet égard", se souvient M. Diouf jusqu'à présent pour dire que l'on doit calquer ce système pour que les élèves puissent s'orienter dans les filières scientifiques. "Il faut faire des sélections à partir de la classe de quatrième, en orientant dès que possible les élèves vers les filières scientifiques avec des avantages qu'on leur accorde", a-t-il suggéré.
Par ailleurs, l'Ades adhère à l'idée du chef de l'État qui encourage le recrutement de 200 à 300 bacheliers de série scientifique pour les former dans les structures de formation en Mathématique pour, qu'au bout de trois ans, qu'ils soient affectés dans les établissements publics. "Le régime libéral a beaucoup fait dans l'éducation au point que l'on est leader dans la sous-région. Toutefois, il y a des questions que nous n'arrivons pas à régler", s'est-il désolé.
En outre, l'Ades soutient le système Licence-master-doctorat (Lmd) qui, selon son Secrétaire général, va harmoniser les programmes et les diplômes au niveau régional. "Ce problème est en amont et en aval, de la Case des Tout-petits au supérieur", a déclaré M. Diouf.
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