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Leral.net –Ils sont maintenant nombreux à suivre le chemin de leur père ou mère. Ils sont dans le sport, la chanson et la politique. Certains ont connu un succès tandis que d’autres peinent à sortir leur tête de la mer d’échecs. Tel père parfois n’est pas tel fils. Telle mère aussi n’est pas non plus telle fille. L’héritage paternel ou maternel ne suffit pas seulement. L’audace, le talent et la volonté sont un plus pour atteindre les sommets de l’excellence
Les enfants de la balle sont partagés entre succès et échecs dans leur
parcours professionnel. Les uns arrivent à dépasser même le succès de
leur géniteur et excellent dans leur domaine, tandis que d’autres
n’arrivent même pas aux talons de leur papa et ils ne nagent que sur le
succès de leurs parents pour se faire un nom, mais en fin de compte ils
se cassent les dents et finissent par se rendre à l’évidence.
Balla Gaye 2 : Une gueule de lion
Son combat entre Balla Bèye 2 était intitulé « Le choc de Lions ».
Balla Gaye 2 se disait le Lion de Guédiawaye et Baboye se définissait
le Mbarodi (Lion en Halpulaar) de Pikine. Au sortir de ce choc de «
Lions », Balla Gaye 2 est devenu le « Lion » de l’arène, de la Banlieue
ou encore « Le vrai Lion ». Ce succès sur l’Ouragan de Pikine n’est que
la suite d’un parcours parsemé de succès avec deux fausses notes, face
à Issa Pouye, le Caïman de Thiaroye et Eumeu Sène, le technicien de
Boul Faalé. Depuis le début de sa jeune carrière, en 2005, Balla Gaye
2, de son vrai nom Omar Sakho, a multiplié les sorties victorieuses. Il
est devenu populaire et reste un vrai show man lors de ses duels avec
d’autres lutteurs. Il est l’un des lutteurs les plus talentueux de sa
génération. Il est le fils du très redouté lutteur Double Less
(champion de lutte dans les années 70-80). Tel père tel fils. Balla
Gaye 2 suit les traces de son père et vise le sommet de l’arène.
Barthélemy Dias : Le cauchemar des Wade
Barth’ comme le surnomment ses potes et intimes est le vrai fils de son
père. Jean Paul Dias. Il a la verve du fondateur du Bloc des Centristes
Gaïndé (Bcg). A l’instar de son papa, il n’a pas sa langue dans sa
poche. Il tire sur tout ce qui bouge. Ambitieux, il n’a pas milité dans
la formation politique de son père. Certainement, il n’aime pas la
dévolution monarchique du pouvoir. Raison pour laquelle il ne peut
guère Abdoulaye Wade et son fils Karim Wade et leur supposé projet de
succession dynastique. Il tire à boulets rouges sur le clan Wade de la
manière la plus virulente. Au sein de sa formation politique, le Parti
socialiste, il est l’un des rares capables de tenir tête au pouvoir.
C’est un bon opposant et il a beaucoup d’avenir dans la politique
sénégalaise. Contrairement à Karim Wade, il s’est battu seul, sans le
soutien de son père, pour devenir le maire de Sicap-Mermoz-Sacré Cœur.
Karim Wade : Le cancre politique
Son père a été un grand opposant. Un homme politique fin. Il a donné du
fil à retordre à Léopold Sédar Senghor et à Abdou Diouf. Il avait l’art
de s’opposer et de faire la politique tel que théorisé par Machiavel.
Plusieurs fois fait prisonnier et présent dans l’opposition durant
vingt-sept années, Abdoulaye Wade a réussi à accéder à la magistrature
suprême en 2000.
Etonné, sans doute, par le brillant parcours politique de
son papa, Karim Wade tente de l’imiter. Mais son imitation s’est
heurtée aux dures réalités de la vie politique sénégalaise. Malgré le
soutien de son père, Karim Wade a du mal à convaincre les Sénégalais.
De la présidence au super ministère des Infrastructures en passant par
l’Anoci, il multiplie les scandales et peine à prouver ses «
compétences » que ses thuriféraires exhibent sans que leur maître en
soit capable d’appliquer pour réveiller la Senelec de son état
comateux, sauver le Sénégal Airlines de son décollage raté ou présenter
un bilan de l’Anoci. Ces ratages font que ce fils de Wade ne brille pas
politiquement et est dépourvu presque de toutes qualités pour prétendre
aller à la quête des suffrages des Sénégalais. Les élections de 2009
ont certifié les limites de ce « gosse » du Palais. Il n’était même
capable de convaincre ses voisins pour prétendre être le maire du petit
quartier résidentiel de Point E. C’est gravissime !
Waly Seck : Le clown de Ballago
Thione Ballago Seck a fini de convaincre les plus sceptiques de son
talent de parolier et de grand musicien. Il est devenu, avec Youssous
Ndour , Omar Pène et Ismaela Lô,l’un des icônes de la musique. Un
succès qu’il voulait faire goûter à son fils : Wally Ballago Seck.
Ballago n’est pas forcément Ballago. Le parrainage n’a pas suffi. Le
label « Ballago » ne marche non plus. Lancé dans la musique comme une
brebis au milieu de loups, Wally n’a pas convaincu les férus de
musique. Sa voix d’ado qui vient de franchir la puberté ne charme pas
les mélomanes. Il faudra faire beaucoup d’avoir pour atteindre le
dixième du talent de ton papa. Il paraît que tu étais un « bon
footballeur » ? Tu n’as pas encore saisi la balle de la musique au
bond. Mais tu pouvais encore jongler un peu avant de bondir dans cet
art très difficile qu’est la musique. N’est pas chanteur qui veut. Etre
le fils d’un musicien ne suffi point, sinon Ziggy, Rohan et Damian
Marley triompherait au summum du reggae mondial, ils trinquent. Et Bob
Marley dépasse de très loin ton papa Ballago. Uniquement pour te dire
que le talent est indispensable en musique.
Adiouza : Princesse de la musique sénégalaise
C’est la fille d’Ouza Diallo. Son père est connu pour ses textes
engagés sous la présidence d’Abdou Diouf comme sous celle d’Abdoulaye
Wade. Ouza n’hésite pas une seule fois dans ses chansons de dénoncer la
cherté de la vie et les pratiques politiciennes des gouvernants.
L’engagement politique, c’est, peut-être, ce qu’Ouza n’a pas transmis à
sa fille. Mais Adiouza a hérité le talent d’un père formateur dans la
musique sénégalaise. Plusieurs générations de chanteuses ont évolué
sous sa coupe.
Adiouza, outre le talent d’un père confirmé, a apporté sa
touche personnelle dans sa musique qui fait bouger les sceptiques. Son
premier album a convaincu les professionnels de la musique. Tous les
titres ont été bien travaillés et c’est de la qualité pure et dure. Son
single « Samba mbalax », mariage entre les musiques traditionnelles
sénégalaises et brésiliennes, fait un tabac. Non seulement, elle chante
bien, mais elle danse bien aussi. Ses pas de danses décents, contraires
à ceux de Ndèye Guèye et d’Oumou Sow, sont pleins de classe et de
feeling. Elle est une dame au cœur d’or. Populaire grâce à la musique,
elle s’investit dans l’Humanitaire pour venir en aide aux personnes
démunies de la banlieue dakaroise. Avec ses études supérieures en
Anthropo-musicologie, elle est dans son élément. Elle a une tête bien
faite et elle portera sous peu de temps la couronne de Reine de la
musique sénégalaise. Bon vent Princesse Adiouza !
5 Commentaires
Diva
En Avril, 2011 (12:43 PM)Bagne Ba Dee
En Avril, 2011 (12:55 PM)Undefined
En Avril, 2011 (12:57 PM)kél leçons????????????? jél moral???????????????
zero infos
Weezy
En Avril, 2011 (13:01 PM)Reply_author
En Décembre, 2021 (14:31 PM)Reply_author
En Décembre, 2021 (14:31 PM)Undefined
En Avril, 2011 (15:43 PM)Participer à la Discussion