Le comité central du parti socialiste s’est réuni hier à la Maison du parti socialiste. Une occasion saisie par les députés socialistes pour revenir sur les raisons qui les ont amenés à demander le soutien du comité central dans leur décision de rester à l’Assemblée nationale. Ousmane Tanor Dieng et ses camarades députés ne vont pas quitter l’Assemblée nationale après la fin de leur mandat, prévue officiellement pour le 30 juin prochain. Les raisons fondamentales ont été portées hier à la connaissance du comité central par le député Mamadou Diop. D’abord à l’en croire, les déclarations faites individuellement par certains leaders politiques de l’opposition, n’engagent que leurs auteurs. A aucun moment, le premier secrétaire Ousmane Tanor Dieng, n’a fait de telles déclarations. Autres arguments avancés par le député Mamadou Diop, «c’est que le parti socialiste ne peut tirer aucun intérêt politique dans le fait de se retirer de l’Assemblée nationale. Bien au contraire, il faut y rester pour des raisons d’efficacité politique, a expliqué Mamadou Diop. Avant d’ajouter que le parti socialiste n’a jamais joué la politique de la chaise vide depuis sa création. Il a toujours assumé ses responsabilités avec des compétences avérées et des responsables expérimentés». Fort de cela, les députés socialistes ont pris la décision de continuer leur mandat à l’Assemblée nationale. Une décision confortée par le bureau politique en attendant d’être soutenue par le comité central. Un peu avant lui, le secrétaire politique Cheikh Abdoul Khadre Cissokho, a apporté un cinglant démenti par rapport aux chiffres avancés par la commission électorale nationale autonome (Cena). A en croire Cheikh Cissokho, le chiffre de 4 millions d’inscrits est fallacieux. La preuve, dans le monde rural, les inscriptions se déroulent de façon timide. Ce qui lui fait dire que ces chiffres doivent être revus à la baisse et situés à environ 1,5 million d’inscrits. Quant à Me Jacques Baudin qui a fait une intervention sur la diplomatie sénégalaise et l’émigration n’a pas manqué d’égratigner Me Abdoulaye Wade dans ses «prétentions insensées et démesurées» en matière de diplomatie. Avant de revenir sur le programme de co-développement portant sur le retour des cerveaux au bercail avec des projets banquables que le gouvernement de l’alternance brandit comme la trouvaille du siècle. A en croire Me Baudin, un tel programme a été négocié par le régime socialiste bien avant l’alternance. Pour terminer, Me Aïssata Tall Sall est revenue sur les violations constantes des droits de l’Homme au Sénégal. Qui se traduisent selon elle par les procès répétitifs d’hommes politiques dont le seul tort est de rappeler à Me Abdoulaye Wade qu’on ne peut pas gérer un pays avec des promesses.
Politique
0 Commentaires
Participer à la Discussion