La politique du “Ote-toi que je m’y mette“ dont faisait allusion Abdoulaye Sarr lors du point de presse en marge du match Sénégal-Norvège (2-1), est mise en branle depuis le retour de la Coupe d’Afrique des nations. Le contrat des deux techniciens sénégalais est arrivé à expiration le 28 février dernier. Et le Président de la Fédération sénégalaise de football veut se donner du temps. Un mois soutient Mbaye Ndoye qui ne souhaite pas se tromper de cible sur le nom du futur sélectionneur des “Lions“. Pendant tout ce temps, un ballon de sonde est lancé à l’endroit de l’opinion qui, dans les émissions interactives, donne leur avis sur le futur parton de la sélection sénégalaise. Dans la presse également, des noms sont avancés. Bruno Metsu, qui adore se retrouver au Sénégal, curieusement, en temps de crise, a montrer à nouveau sa crinière. Il a accordé des interviews souffrant le chaud et le froid. “Abdoulaye Sarr doit encore apprendre“ par ci. “C’est un homme courageux“ par-là.
Mais les intéressés, qui ont su redonner à l’équipe son âme jadis perdue sous la direction de Guy Stephan, se terrent dans le silence. La primeur de l’info estiment-ils, doit être réservée à l’instance fédérale, leur employeur et non payeur.
Toutefois, depuis avant-hier, mercredi, ils tiennent un autre discours qui, implicitement, font d’eux des candidats à leurs propres successions.
Abdoulaye Sarr qui se dit, pourtant “demandeur de rien“, conseille tout de même, les autorités de travailler sur la durée. “S’il faut chaque fois recommencer à zéro, je crois que l’on fera éternellement du surplace“ estime-t-il. Le sélectionneur des Lions n’a pas non plus manqué d’égratigner les dirigeants sénégalais qui siègent dans les commissions de la Caf et de la Fifa. Et cette phrase l’atteste parfaitement. “Face à l’Egypte, nous avons eu un penalty justifié à la 90e minute qui n’a pas été sifflé. Les questions de l’heure doivent se faire à ce niveau“ déclare-t-il. Avant de s’interroger sur “pourquoi nous sommes toujours lésés ?“. Pour lui, la lutte se situe ailleurs que sur le nom du futur coach. Cette lutte conclut-il consiste à poser les “jalons des victoires futures“.
Et c’est sur cet avenir que Amara Traoré va rebondir à son tour. “La conduite de l’équipe prouve qu’un entraîneur a besoin de temps. En quatre mois, nous avons travaillé cette équipe qui joue bien au ballon (…). En tant que sénégalais, je serais honoré d’entraîner l’équipe du Sénégal“ confie “Mamar“. L’ancien international sénégalais avait déclaré en Egypte qu’il disposait d’un projet qui ne serait être concrétisé en aussi peu de temps. Reste maintenant à savoir si ses sirènes vont trouver un écho favorable auprès de l’instance fédérale.
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