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Sur la demande du Consul général du Sénégal en France, qui lui demandait si le Collectif de réflexion d'action contre la corruption était enregistré dans le Bas-Rhin, le Préfet de Strasbourg est catégorique dans sa réponse. En effet, dans une correspondance, en date du 22 juin courant, le Secrétaire général, Philippe Vignes, précise qu'après de « nombreuses recherches » auprès des différents tribunaux du département, car en Alsace-Moselle, « les associations ne sont pas déclarées en préfecture, mais sont inscrites dans les tribunaux d'instance compétents pour le siège social », il s'avère « qu'aucune organisation n'a été inscrite avec cet intitulé ». En somme, à moins que Pape Malick Ndiaye, qui a accusé le directeur exécutif de l'Anoci d'avoir perçu des pots-de-vin dans les chantiers de la Corniche ouest, n'ait pas encore révélé le nom de sa véritable structure, il a encore mené en bateau tout un système juridique ; voire la République sénégalaise. Mais, un homme sûr de ses accusations a-t-il besoin de tant de cachotteries ? Celles-ci doivent-elles et peuvent-elles lui retomber sur les pieds ? Des questions qui obsèdent tout un peuple, qui tient à connaître toute la vérité sur une accusation très grave ; contre une autorité de l'institution présidentielle. Surtout que, la révélation de la Préfecture de Strasbourg vient s'ajouter à celle du Forum civil. En effet, cette structure sénégalaise de Transparency international avait également démenti dernièrement, dans un communiqué, Pape Malick Ndiaye. Son responsable moral, Mamadou Mbodj, avait effectivement laissé entendre que contrairement aux allégations du « corbeau », qui affirmait que leur collectif avait vu le jour grâce à « l'appui financier » du Forum civil, que Transparency international n'était « ni de près, ni de loin » liée à la structure dont se réclame Pape Malick Ndiaye. Que reste-t-il encore de probant, sur le plan de la forme, dans les déclarations de ce dernier ; si l'on sait que lui-même avait affirmé que leur Collectif n'avait pas de « responsable ? Dans quel pays enregistre-t-on, encore, une association non structurée ? À moins que le « corbeau », et ses soi-disant amis, ne soient des adeptes de Bakounine ; de nouveaux anarchistes, quoi ! Cependant, ces différentes révélations suffisent-elles à arrêter la machine judiciaire, déjà enclenchée ? Certainement que la journée d'aujourd'hui sera édifiante à ce propos. Rappelons que la Commission nationale de lutte contre la corruption et la concussion, s'apprête à remettre ses conclusions, sur le dossier des chantiers de la Corniche ouest, au chef de l'État. De même, l'accusé Abdoulaye Baldé, devrait être aujourd'hui en face de la Doyenne des juges, Seynabou Ndiaye Diakhaté. N'empêche, bien des Sénégalais se demandent pourquoi le « corbeau » continue encore, après avoir été placé sous mandat de dépôt, à humer l'air. Gageons que c'est la machine judiciaire qui est lente ; mais que le droit sera dit et appliqué.
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