Le niveau de jeu atteint par la finale de la Coupe nationale ayant opposé le Diaraf au Stade de Mbour a été très satisfaisant. Ce point de vue exprimé par nombre de techniciens est largement partagé par le ministre des Sports, Bacar Dia qui a présidé la finale.
“Le niveau de la finale de football est exceptionnel. C’est une preuve qu’il faut un football fort. Il faut un championnat fort. Ma conviction est qu’une équipe de football, de hand ball, doit être la conséquence d’un sport très fort. Le football est le sport que le ministère des Sports et le gouvernement accompagnent le plus “, a-t-il soutenu à l’issue de la victoire finale des “Verts et blanc“ du Diaraf.
Ce niveau devrait ainsi, selon le ministre des Sports, permettre de mettre davantage l’accent sur le football local qui constitue la base de notre football.
“On ne peut pas continuer à croire en une génération spontanée qui doit faire des miracles. On ne peut pas aussi continuer à mettre de l’argent pour avoir des sélections conjoncturelles. Je milite dans toutes les disciplines pour un sport très fort“, souligne-t-il.
Le patron du sport reste convaincu qu’il y a une mutation qui est en train de s’opérer au niveau du football et dans le travail entamé par le comité de normalisation du football (Cnf). Une structure qui a, entre autres de ses missions, de réformer les textes du football et l’installation de Ligues professionnelles.
“Nous avons un comité de normalisation qui travaille. Accompagnons tous positivement et nous arriverons tous à de très bons résultats. Je crois que le comité de normalisation doit réformer les textes mais aller vers l’installation de Ligues professionnelles. Au niveau des textes, le comité est assez avancé et nous allons vers l’installation des Assemblées générales de Ligues professionnelles qui, me dit-on, doit être antérieur à la mise sur pied de la Fédération sénégalaise de football », souligne-t-il. Le docteur Bacar Dia a également annoncé sa volonté de contraindre les différentes Fédérations sportives à retourner à la base et relancer leurs disciplines.
Selon, lui, ces dernières ne doivent plus se permettre de présenter des sélections à chaque échéance internationale, de gérer le conjoncturel et le factuel.
Cette relance à la base reste de son point de vue, une des préalables pour les compétitions internationales.
“Moi je milite pour un sport très fort D’abord en tant que service public et parce que nous devons compter sur notre propre force, A partir de l’année prochaine, une discipline qui ne fait pas de compétitions au niveau national ne pourra pas sortir, quelle que soit sa catégorie. J’ai commencé avec la boxe. J’ai demandé combien de rings, la boxe avait t-elle. Ils m’ont dit qu’ils n’en ont pas. Je leur ai dit que vous ne sortez pas et relançons d’abord la boxe au niveau national », confie-t-il.
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