C’est le comité central du Parti de l’indépendance et du travail (Pit-Sénégal) qui l’a constaté et déploré dans la résolution de sa session du 21 mai dernier qui a été présidé par le porte-parole du parti, le professeur Sémou Pathé Guèye. Selon un communiqué de ce parti, parvenu hier à notre rédaction, « le dispositif du président Wade destiné à tromper l’opinion internationale, à occulter sa mauvaise gestion et ses dérives autoritaires a été mis à nu… »
Le Comité central du Pit-Sénégal n’y est pas deux chemins pour déplorer la situation sociale du pays. Ayant constaté sa nette détérioration à l’échelle nationale, les camarades de Sémou Pathé Guèye ont déploré « une grave famine qui sévit chez les populations, y compris jusque dans la capitale… », a indiqué le communiqué, qui a entre autres relevé « le monde rural et la pêche artisanale vivent sous la hantise d’une année blanche, de lourdes menaces pèsent sur les emplois dans tous les secteurs vitaux de l’économie (Ics, Sar, Sonacos, Africamer), l’inquiétude et le désespoir s’accroissent chez les sinistrés de la banlieue et de la cité Belle-Vue, les élèves et les étudiants s’interrogent de façon lancinante sur le sort de leur année d’étude ». Fort de ce constat, le Comité central du parti de Amath Dansokho, a déduit qu’il n’est pas du tout étonnant que « les jeunes qui criaient naguère à « l’alternance ou la mort », en soient réduits aujourd’hui à dire « Barcelone ou la mort !».
Selon les camarades de Sémou Pathé Guèye que le phénomène « illustre la faillite reconnue des instruments de politique de promotion de la jeunesse créée par Abdoulaye Wade », a par ailleurs souligné le même communiqué. Le Pit-Sénégal a de surcroît noté sa conscience que « tout ceci résulte d’une politique de pillage systématique de l’économie nationale par la corruption », « ce qui ne fait pas de doute que le Président Wade est bel et bien conscient des effets désastreux que sa mauvaise gestion a causés aux conditions de vie et de travail des populations, ce qui toujours selon le comité central du parti, explique les manœuvres qu’il entreprend pour échapper à une sanction populaire durant les prochaines élections ». C’est pour cette même raison, à en croire les camarades du professeur Guèye, que « pour préserver la paix civile et la stabilité, il est temps de l’obliger, par le développement d’un puissant mouvement populaire, à dissoudre l’Assemblée nationale au soir du 30 juin 2006, pour ouvrir un dialogue politique véritable autour du processus électoral, ou à défaut, de le faire partir. »
0 Commentaires
Participer à la Discussion