Les cours privés Jean De la Fontaine franchissent un nouveau cap dans la formation en décidant de la création d’une université. Dénommée « université Amadou Hampaté Bâ de Dakar (UAHB) », elle entend faire de la qualité son credo.
Le Sénégal va s’enrichir, dès la rentrée prochaine, d’une nouvelle université. L’UAHB se fixe comme objectifs de « contribuer au développement de l’enseignement supérieur, promouvoir la formation technique et professionnelle de haut niveau et rechercher une adéquation entre la formation et l’emploi en relation avec les pouvoirs publics et le patronat », a souligné M. Baya, le promoteur. L’université AHB a comme cibles premières, les élèves des séries scientifiques, notamment les séries G et S, sans exclure certains littéraires. « La nature du baccalauréat n’est pas un handicap. Les études en gestion ne nécessitent pas uniquement le bac scientifique », a précisé El Hadji Faye, président du Conseil scientifique et directeur de l’unité de formation et de recherche (Ufr) de Sciences de gestion.
Deux (2) filières de formation seront ainsi proposées : les sciences de gestion et les sciences et technologies de l’information et de la communication.
« Notre université entend innover en nouant un partenariat avec les universités de Dakar et de Saint-Louis, afin de faciliter la mobilité de ses étudiants à l’interne, au moment où les universités privées et instituts se glorifient d’être en partenariat avec des universités européennes alors que leurs diplômes ne sont pas reconnus par les universités nationales », a affirmé le directeur de l’Ufr Sciences de gestion. Car, a-t-il poursuivi, « mis à part l’institut supérieur de gestion (ISG) et le CESAG, sur l’échiquier de la formation de l’enseignement supérieur privé, il n’existe pas une structure dont les diplômes sont reconnus par les universités nationales ». En voulant corriger un tel fait, l’UAHB se positionne ainsi comme « la première université classique dans le dispositif éducationnel sénégalais », a estimé M. Faye.
Pour une meilleure insertion de ses diplômés, l’université compte sur un « partenariat étroit avec les entreprises » avec lesquelles elle prévoit de signer des « conventions de stage », a indiqué El H Faye. Mieux, elle ciblera des formations à la carte aux programmes définis en étroite collaboration avec le patronat. Pour l’enseignement, l’UAHB souhaite exploiter l’expertise locale, car « le Sénégal dispose d’un portefeuille d’enseignants et de jeunes diplômés de qualité pour offrir une formation de haute facture aux jeunes étudiants », a signalé le président du conseil scientifique.
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