Va-t-on vers l’assainissement du paysage politique Sénégalais ? Cette question a tout son pesant d'or. Car, constatant une floraison de partis politiques lilliputiens, le ministre de l’Intérieur pense qu’aujourd’hui il y a lieu de contrôler la création des formations politiques au Sénégal. Cheikh Tidiane Sy, qui a été interpellé hier à l’Assemblée nationale sur la question de la limitation des partis politiques, a évoqué le cas de ces partis qui n’ont pas de siége, ni contact téléphonique. Selon lui, à chaque fois que ses services appellent ces partis pour une éventuelle rencontre au ministère de l’Intérieur, ces derniers tombent sur des cabines téléphoniques.
Usant d’un ton ironique, le Successeur de Me Ousmane Ngom au Ministère de l'Intérieur a laissé entendre qu’il y a des partis politiques qui ont comme permanence des lieux de cultes (des mosquées…). Suffisant pour que Cheikh Tidiane Sy déclare la guerre aux formations politiques qui n’existent que sur le papier. À ses yeux estime que les partis politiques ne jouent pas le jeu conformément à la loi. À signaler qu’aujourd’hui le paysage politique sénégalais compte 144 partis politiques reconnus par les services du Ministère de l’Intérieur. Donc, pour assainir le paysage politique, Cheikh Tidiane Sy engage la réflexion. Revenant sur la tenue des élections locales, la tutelle reste formelle.
Selon lui, les prochaines élections municipales, régionales et rurales prévues en mars 2009 vont se tenir à date échue si les partis politiques engagés dans ces joutes , jouent comme il se doit leur partition. Interpellé par plusieurs députés et principalement ceux de la majorité à ce propos, il leur a assuré que le gouvernement, en collaboration avec la Commission électorale nationale autonome, est prêt pour l'organisation de ces compétitions électorales dans de très bonnes conditions. "Nous avons pris toutes les dispositions pour un bon déroulement de ces élections", a-t-il insisté.
Politique
0 Commentaires
Participer à la Discussion