Le traitement médiatique du viol, de l’inceste, de l’homosexualité et des autres dérives sexuelles, a pris une ampleur notable, ces derniers temps. Ce traitement peut, des fois, laisser à désirer avec la profusion de détails sordides qui n’ont aucun intérêt pédagogique et peuvent être contre-productifs. Mais au-delà de ce constat de surface, il est urgent de réfléchir à fond sur les causes et conséquences de ce fléau qui gangrène notre corps social.
Cet agent de la santé qui a violé, en consultation, une dame mariée ; ce marabout-khalife qui a abusé de deux de ses nièces ou ce maître d’arabe qui avait récemment violé une vingtaine de jeunes filles, j’en passe car je pourrais y passer la nuit, tout cela révèle la profondeur de la décrépitude de nos valeurs. D’où l’impérieuse nécessité de prendre le taureau par les cornes pour lutter contre le fléau. Guérir un mal, c’est l’attaquer à la racine en vue d’éradiquer ou à tout le moins, minorer les symptômes.
Les causes sont à chercher, je crois, dans l’éducation. Il faut repenser notre système éducatif en y replaçant au centre, la morale et l’instruction civique. Il faut apprendre aux plus jeunes dès le prime âge, à se maîtriser devant les passions et les tentations. Leur enseigner ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, pour rompre ainsi avec le relativisme culturel et éthique en vogue en Occident et aujourd’hui chez nous. Ils réussiront à ne plus banaliser le sexe considéré comme un jouet ou un objet de terreur. Il est nécessaire d’apprendre aussi aux jeunes et aux moins jeunes, hommes et femmes à se respecter, eux-mêmes, et mutuellement.
L’exhibitionnisme avec l’accoutrement outrancier se répand aujourd’hui comme une traînée de poudre au grand dam des bonnes dames et de tout le monde notamment des plus jeunes qui sont sans discernement. Les pouvoirs publics, les guides religieux, les médias et la société civile y ont un très grand rôle à jouer. Aucune exonération n’est possible à cet effet.
La question de la pauvreté constitue également un terreau fertile à la prolifération de la fornication, de l’adultère et d’autres pratiques déviantes.
La législation est également un vaste chantier à explorer pour réussir la persuasion et la dissuasion des délinquants et aspirants délinquants sexuels.
Bref, dans ce propos liminaire, il n’est pas question d’épuiser le sujet mais d’appeler à la réflexion parce que nul n’est à l’abri de cette "épidémie", j’allais dire de cette dictature que certains appellent par provocation "libidocratie".
Ballé PREIRA
Journaliste
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