
Daouda Faye s’est félicité de la qualité et du nombre des postulants. « (…) Et c'est la première fois que nous recevons autant de postulants, au cursus avéré, de nationalités différentes, venant de grands pays de football comme le Brésil, la Hollande, la France, l'Italie et même le Maroc (…) » a-t-il expliqué. Il émet cependant des réserves sur les conditions fixées par l’Italien qui vraisemblablement, ne veut pas venir seul.
« (…) J'ai ainsi reçu les envoyés de Giovanni Trappatoni. C'est intéressant, mais il vient avec quatre techniciens. Ils seront cinq parce qu'il veut s'occuper de l'ensemble du football, de la formation à l'équipe nationale. Il veut exporter l'école italienne ici au Sénégal et il ne peut pas le faire seul. Jusqu'à l'entraîneur des gardiens, il veut amener tout un staff. C'est difficile de nous orienter dans cette direction » soutient le ministre des Sports. C’est dire que « Trapp » a en tête de réformer le football Sénégalais et aura donc besoin d’un contrat de plus ou moins longue durée. Ce qui ne semble pas être l’avis des autorités qui veulent gagner une coupe d’Afrique dans les plus brefs délais. « Nous sommes la seule grande nation de football, parmi les dix, à ne pas avoir gagné la coupe d'Afrique » explique « Vava ».
Il y a également que l’Etat n’est pas dans les dispositions de prendre en charge cinq techniciens étrangers. Il faut que les conditions salariales cadrent avec les possibilités du Sénégal. C’est dire que le choix pourrait s’opérer sans les Italiens. (…) « Tous les autres, à l'exception de Tosi, sont prêts à venir, avec des conditions semblables à celles de (Bruno) Metsu et de Guy (Stephan). Il faut dire que ce dernier était plus cher que Metsu (...) ». Mais renseigne le patron du Sport Sénégalais, « c’est la compétence qui est le seul critère acceptable aujourd’hui dans le monde du sport ». Pour calmer les ardeurs, le ministre annonce qu'avant fin avril, on connaîtra le nom du sélectionneur national.
Daouda Faye explique en tout cas son souci de ne pas verser dans le sentimentalisme et le copinage qui nous ont fait rater le coche à plusieurs reprises. Pour cette fois, il annonce une concertation autour de la question. Les dossiers de candidature s’entassent sur son bureau et il promet de prendre le temps nécessaire pour répondre aux besoins des Sénégalais. Et, selon lui, « le futur sélectionneur sera un étranger comme l’exigent d’ailleurs le plus grand nombre de Sénégalais ».
0 Commentaires
Participer à la Discussion