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Se sentant manqué de respect par le ton de cette lettre qui lui demande de ‘dire haut et fort’ ce qu'il a déjà estimé, Madior Diouf a répliqué par voie épistolaire : ‘Je connais personnellement votre courtoisie, en harmonie avec vos fonctions de président de la deuxième institution de la République. Dans notre travail commun au sein de l’Hémicycle, votre comportement et vos propos ont toujours été empreints de la mesure et de la sérénité qui conviennent à l’exercice de vos charges. C’est pourquoi j’ai été surpris de l’excitation, du ton et de l’irrespect dans le texte du rédacteur de la lettre qui commente ma décision figurant dans ma lettre d’information au président de l’Assemblée nationale’. Et comme pour insister sur la validité de sa lettre de démission, Madior Diouf rappelle y constater ‘formellement’ le terme de son mandat pour la deuxième législature et demande qu’en soient tirées toutes les conséquences de droit en matière de moyens de travail de député : l’indemnité parlementaire à ne plus payer, la fin de l’utilisation des voitures du député et du président de la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale.
Quels que soient les commentaires du président de l'Assemblée nationale sur ‘le pacte républicain’, Madior Diouf semble avoir atteint le point de non retour : ‘La dixième législature est terminée le 30 juin 2006. Je l’ai constaté formellement le 23 juin par lettre au président de l’Assemblée nationale, responsable de l’administration de cette institution’, martèle le secrétaire général du Rnd.
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