Les « jallarbistes » se disent nullement inquiétés par un éventuel embarquement de leur leader pour la rue Carde. Nicolas Ndiaye, membre du Secrétariat permanent de la Ligue démocratique/Mouvement pour le travail confie ceci : « Nous sommes sereins. Car, pour nous, ces interpellations de la Dic, aussi bien pour les journalistes que pour les hommes politiques et les défenseurs des libertés, ne sont qu’une tentative d’intimidation. Le pouvoir libéral veut empêcher l’opposition de réaliser son plan d’actions.» Si l’on en croit M. Ndiaye, « en réalité, toute cette situation que nous vivons aujourd’hui n’est rien d’autre que des manœuvres du régime de Wade. Ce pouvoir libéral commence à voir les résultats de l’unité de l’opposition.
C’est ce qui explique ces manœuvres inutiles qui ne prospéreront jamais. Le moment venu, c’est-à-dire aux prochaines élections, il ne fait aucun doute que Wade sera laminé. Le seul responsable de la situation que nous vivons aujourd’hui, avec des convocations tous azimuts de la Dic, c’est Abdoulaye Wade. Ce n’est ni Assane Ndoye, ni le ministre de l’Intérieur, encore moins le Directeur de la Sûreté nationale, le commissaire Léopold Diouf.» Le camarade de Bathily rappelle : « Le défunt Président Senghor n’a pas pu nous intimider. Abdou Diouf non plus, à plus forte raison Wade que nous avons contribué à mettre en place. C’est le Pr Bathily et Dansokho qui sont allés trouver Wade en France pour lui demander de revenir. Au moment où Wade et son parti n’espéraient plus rien ». Le responsable des jeunes de la formation de Bathily ne dit pas autre chose. Pape Sarr souligne, avec force détails : « Wade est incapable de faire peur à la Ld/Mpt. Nous le connaissons mieux que quiconque au Sénégal. Ceci, pour l’avoir fréquenté pendant longtemps. Avec lui, nous avons mené les grandes batailles.
Ce que nous demandons à Wade, c’est de se taire. Nous avons marre de ses leçons de courage. La tendance dictatoriale de son régime ne freinera pas les initiatives de l’opposition. Le couplage des élections ou le tripatouillage des résultats des urnes n’empêcheront pas son départ du pouvoir. Quelles que soient la stratégie et la formule de son parti et de ses affidés, il sera battu à plate couture aux prochaines élections ».
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