Une Union africaine tirée par les citoyens. Tel est le vœu de la Société civile sénégalaise. Dans ce dessein, elle a conçu, sous les auspices d’Oxfam Grande-Bretagne, une méthodologie qu’elle a expliquée hier, en conférence de presse.
Source Radio Sénégal.
PAR NETTALI
Le sommet de L’Union africaine prévue en fin juin prochain aura un instrument de taille en la Société civile qui peut jouer un rôle dans l’intégration. C’est en tout cas l’avis de Alioune Tine, Secrétaire général de la Rencontre africaine de défense des droits de l’Homme (Raddho) : « Les Etats peuvent régler les problèmes qui existent entre leurs sociétés civiles et eux-mêmes, parce qu’il y en a. Souvent, on les considère comme des opposants et quand on les accepte, c’est simplement parce que ce sont des sociétés civiles qui sont acquises au pouvoir. Donc cette question doit être réglée ». Raison pour laquelle la Société civile s’est dotée d’un instrument qui porte les normes de son intrusion citoyenne dans l’arène de l’intégration africaine. L’un des concepteurs de cet instrument, Pape Ibrahima Kane, décline d’une manière ramassée cette compilation : « Le rapport contient un certain nombre de recommandations, d’abord en direction des organisations de la Société civile, en direction des Etats, en direction de la Commission de l’Union africaine. Et ce que je peux vous dire, c’est que, oui, les organisations de la Société civile commencent à travailler avec l’Union africaine. D’ailleurs, elles obtiennent parfois des résultats très intéressants comme par exemple la déclaration de 2004 sur l’égalité entre l’homme et la femme en Afrique ». L’Union africaine a pour vision une Afrique intégrée, prospère et en paix, mais il faudra une force dynamique tirée par les citoyens. « Il y a encore de nombreux obstacles à une participation forte de la Société civile, obstacles qui malheureusement entravent en fait la vision qui avait été au cœur de la fondation de l’Union africaine, vision justement pour une Union africaine avec les citoyens africains au cœur de ses institutions », a soutenu Michel Anglade d’Oxfam.
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