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François Hollande porte secours à sa compagne Valérie Trierweiler. Au travers d'une lettre manuscrite, le président de la République vient contredire les auteurs du livre biographique intitulé "La Frondeuse" qui sont jugés ce lundi au Tribunal de Grande Instance de Paris pour "diffamation et atteinte à la vie privée". Outre Hollande, Manuel Valls, le ministre français de l'Intérieur, a également rédigé un courier qui sera lu au tribunal. François Hollande vole au secours de sa compagne. Le président en personne a envoyé une lettre manuscrite à toutes les parties, dont l'avocat de la défense, relate RTL France. Il y explique que certains propos ne sont que pure affabulation. "Je tiens à dénoncer comme pour affabulation les passages du livre "la Frondeuse" (p. 46 et 47) concernant une prétendue lettre jamais écrite et donc jamais parvenue à son prétendu destinataire. L'invention ne peut être un procédé dans un essai politique: sauf à être présenté comme un roman", a-t-il écrit dans un document dont RTL a obtenu une copie
Présentée à l'audience, cette lettre indigne certains observateurs politique en raison de la double casquette tenue par le président français. À ce titre, RTL rappelle que ce dernier avait fustigé à l'époque la sortie de Nicolas Sarkozy qui était à la fois partie prenante du dossier Clearstream et à la fois président de la République. Il avait évoqué des "confusions" et de la menace d'indépendance de la justice. "Il ne doit pas tout mélanger" "Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante", avait-il promis lors de sa fameuse tirade lors du débat à la veille des présidentielles. Pour RTL, il s'agit d'une erreur manifeste. "Le président est au-dessous de tout cela, il ne doit pas tout mélanger", insiste la journaliste Alba Ventura. Cette dernière vise également Manuel Valls qui a, à son tour, adressé une lettre au tribunal avec "l'en-tête du ministère de l'Intérieur dans laquelle il conteste les propos repris dans le livre". "Les propos qui me sont prêtés dans ce livre sont souvent approximatifs, partiels et sortis de leur contexte", explique-t-il tout en reconnaissant avoir reçu en juin dernier l'un des auteurs, Christophe Jakubyszyn. "Des propos portant sur des faits politiques ou des remarques à caractère personnel, me sont attribués alors même que je ne les ai pas tenus", insiste-t-il. Reste à voir quelle influence auront ses lettres sur la décision de justice? L'audience de ce lundi devrait apporter une réponse partielle. Relation avec un UMP Valérie Trierweiler réclame 85.000 euros de dommages et intérêts ainsi que 5.000 euros de frais de justice à Christophe Jakubyszyn, en charge du service politique de TF1-LCI, à Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, ainsi qu'à leur éditeur (édition du Moment) Yves Derai. L'ancienne journaliste attaque également le magazine "Point de vue" qui avait publié début octobre un entretien des deux auteurs de cette biographie. À ce titre, elle évalue à 70.000 euros le préjudice subi. Dans cet ouvrage, qui s'est vendu à 20.000 exemplaires, les auteurs évoquent notamment une relation intime entre Valérie Trierweiler et le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian.
1 Commentaires
Quillou
En Décembre, 2012 (14:27 PM)Participer à la Discussion