Après avoir opté pour des opérations de choc qui ne se sont pas avérées efficaces, la gendarmerie a changé de stratégie dans sa recherche des armes volées à la Brigade mobile de sûreté (Bms). Ils ont desserré l’étau pour permettre à ceux qui sont détenteurs de ces armes de pouvoir les jeter sans être inquiétés.
Les armes volées lors des manifestations de Kédougou commencent à être retrouvées une à une. Ce ne sont pas les perquisitions musclées qui ont permis ces résultats. Celles-là n’ont permis qu’à traumatiser davantage les populations, mais n’ont pas donné les résultats escomptés. Les armes retrouvées ont été tout simplement ramassées dans différents endroits de la ville, abandonnées qu’elles avaient été par les gens qui les avaient et qui ont eu peur d’être surpris avec. Ce qui a poussé la gendarmerie à changer de stratégie. Les perquisitions systématiques opérées dans les maisons qui étaient de mise ont été abandonnées. Les gendarmes se sont repliés à la brigade de Kédougou, à l’Etat major de la légion Est (où sont basés les éléments de la Légion de gendarmerie d’intervention) et à la Perception de Kédougou où le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) a pris ses quartiers. Certains sont,
toutefois, toujours prépositionnés devant les restes des édifices publics et les maisons de certaines personnalités pour veiller au grain. Mais la sérénité est revenue petit à petit. Après les 31 personnes déférées, plus personne n’a été arrêtée. Même si toutes les sorties de la ville sont bouclées. Des check-point sont érigés, par la police des frontières, dans les routes qui mènent aux frontières du Mali et de la Guinée Conakry. Par cette stratégie, les forces de l’ordre veulent permettre à ceux qui sont détenteurs des armes recherchées de pouvoir les déposer dans des endroits déserts sans être inquiétés. L’essentiel est qu’elles soient récupérées avant qu’elles ne tombent entre les mains de malfaiteurs. Une stratégie qui est en train d’être payante car des armes abandonnées ont été retrouvées par des populations et restituées aux gendarmes. N’empêche, les forces de l’ordre continuent à
être massivement présents à Kédougou.
Déploiement de troupes à Kédougou et Sabodola
Déjà, pour parer à toutes les éventualités et éviter que ce qui s’est passé à Kédougou se reproduise, les autorités ont décidé de déployer des forces de l’ordre dans cette nouvelle région. Le Gign et la Lgi vont retourner à Dakar, mais d’autres gendarmes seront dépêchés à Kédougou. Ils resteront en permanence à Sabodola, les autres zones aurifères et dans la ville. « À partir du15 janvier, il y aura des gendarmes en quantité suffisante à Kédougou qui seront capables de sécuriser la zone et de repousser toutes sortes d’attaques. On sait que Sabodola attise toutes les convoitises et attire beaucoup de gens venus du Sénégal et des pays limitrophes. C’est pourquoi, il faut qu’il y ait sur ce site une présence massive de gendarmes. À Kédougou qui vient d’être érigé en région, il faudrait également qu’il y ait un redéploiement de gendarmes », renseigne un gradé de la gendarmerie très au fait de ces
nouvelles dispositions prises par les autorités. D’ailleurs, des opérations de sécurisation vont démarrer bientôt pour assainir la ville, rétablir l’ordre et tenir Kédougou d’une main de fer.
0 Commentaires
Participer à la Discussion