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Depuis son limogeage du gouvernement, l’ancien ministre des Affaires étrangères est dans une position assez inconfortable. En effet, Cheikh Tidiane Gadio qui se plait à jouer à la victime est quasiment à court d’arguments, chaque fois qu’il tente une sortie médiatique tendant à justifier sa position de révolté... En l’espèce, sa dernière sortie dans les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique, conforte davantage l’opinion sur ce qu’elle savait déjà de l’homme : un personnage tortueux, en mal de légitimité.
Aucune des explications qu’il fournit sur les raisons de sa radicalisation vis-à-vis du président Wade qui l’a révélé au public ne résiste aux critiques de l’opinion qui a fini de le qualifier d’ingrat. Dans Jeune Afrique, il parle du parti qu’il vient de créer : le Mpc (Mouvement politique citoyen), qu’il veut de façon assez prétentieuse d’ailleurs, assimiler à la démarche d’Obama. Sauf que le président américain a profité du soutien des siens, contrairement à l’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, qui a du mal à profiter du soutien de sa propre sœur, à fortiori des habitants de son village de «Gadiobé ». Village qui devrait être pourtant sa base politique naturelle. Mais enfin, les explications servies encore une fois par Cheikh Tidiane Gadio à Jeune Afrique, pour se rappeler aux bons souvenirs des Sénégalais, manquent à la fois de cohérence et de pertinence. Le leader du Mpc est allé dire qu’il y avait des points de divergence entre lui et le président de la République sur la gestion de la crise guinéenne, du temps de Moussa Dadis Camara. Une énormité, quand on sait que les actions qu’il a conduites sur le plan diplomatique ne sont rien d’autre que la concrétisation de la volonté de Me Wade qui l’aiguillonnait partout où il représentait le Sénégal. Il faut que Gadio arrête de faire croire à l’opinion qu’il est à l’origine des succès diplomatiques du Sénégal. Ce pays a rayonné à travers le monde alors que lui-même était totalement inconnu au bataillon. A toutes ses attaques envers Me Wade et son régime, l’opinion ne cessera de lui rétorquer : « un leader se doit de refuser le qualificatif d’ingrat ». Ses sorties médiatiques sur fond de dénonciation et de calomnie, ne pourront rien changer de l’opinion que les Sénégalais se font de Gadio.
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