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L’impact des inondations lors de l’exercice 2009 a été estimé, hier, à l’occasion de la mise en place du réseau des universitaires et chercheurs en réduction de risques de catastrophes. Au total, quelques 310.043 compatriotes ont été sinistrés dont 45 victimes.
Au rythme des changements climatiques, le Sénégal subit depuis quelques années, des inondations qui ont affecté plusieurs localités du pays avec des dégâts importants sur les personnes et les biens dont des pertes en vies humaines. Venue présider l’atelier où elle a fait le point des inondations survenues en 2009, Mme Sokhna Touré, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, n’a pas manqué de souligner qu’en sus des 45 victimes dénombrées, il y a eu 493 quartiers, 133 établissements scolaires, 38 établissements sanitaires inondés, de même que 153 lieux de culte et 380 ha de champs plantés en riz, bananes, pastèques et maraîchage détruits pendant la même année.
La gestion des catastrophes concerne aussi les incendies dans les marchés avec un bilan de plus de 30 marchés qui ont été la proie des flammes entre 1993 et 2000.Ce qui représente des millions de pertes sur les biens des commerçants. Cette année, l’impact néfaste des inondations sur les groupes vulnérables de la banlieue de Dakar a été largement atténué grâce à l’exécution des mesures d’urgences entreprises par l’Etat. C’est pourquoi, le ministère de l’Intérieur, à travers la direction de la protection civile, en appelle à une plus grande implication du monde universitaire dans ce processus étant entendu que la question de réduction des risques de catastrophes est un domaine transversal. Avec l’installation de ce réseau des universitaires et chercheurs, il s’agira surtout de mettre l’accent sur la communication scientifique par la capitalisation d’expériences et la diffusion de bonnes pratiques en utilisant une approche globale et intégrée de l’ensemble des problèmes gravitant autour des catastrophes.
Les universitaires appellent aussi de leurs vœux la mise en place d’un système d’information et de communication efficace, de même que la sensibilisation à travers la production de films documentaires sur les catastrophes. Pour mieux prévenir ces risques et atténuer la vulnérabilité des personnes et de leurs biens, le Gouvernement a pris des mesures allant de l’élaboration de textes législatifs à la formulation de programmes sectoriels de réduction des risques. Entre les changements climatiques et les feux de brousse, en passant par les inondations urbaines, la restructuration urbaine, l’érosion côtière, les risques industriels et aéroportuaires, les immeubles menaçant ruine, les universitaires ont mené la réflexion pour proposer des solutions durables aux catastrophes qui nous guettent.
Le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) par la voix de son directeur Pays, Boubou Dramane Camara, a apporté un soutien multiforme à la direction de la protection civile pour asseoir une politique cohérente en matière de protection des populations.
4 Commentaires
Yangza
En Décembre, 2010 (06:41 AM)Yangza
En Décembre, 2010 (06:42 AM)La Diva
En Décembre, 2010 (07:35 AM)Saint-adrien
En Décembre, 2010 (09:02 AM)Participer à la Discussion