Ça râle chez une catégorie d’agents de l’Etat, et pour cause. On ne sait pas pour quelles raisons, mais, de sources sûres, depuis deux mois, l’Etat ne paie plus les heures supplémentaires aux fonctionnaires, qui travaillent au-delà de 17 heures. En fonction des Ministères, les agents en question, qui recevaient, à la fin de chaque mois, sur leurs bulletins de salaires, entre 27.000 F Cfa et 56.000 de nos francs, ne savent plus à quel Saint se vouer. D’autant que, poursuivent les mêmes sources, aucune explication n’a été jusqu’ici fournie aux ayants droit qui commencent à perdre patience. Ces montants plus connus sous le vocable de Fonds commun étaient, certes, destinés à tous les agents des Ministères qui acceptaient de consacrer leurs heures creuses à l’administration, mais surtout à des fonctionnaires particuliers. Il s’agit des agents en service à la Douane, à la Direction de la Coopération internationale, de l’Aménagement de Territoire, ainsi qu’à la Coopération décentralisée. Aussi, parmi eux, figurent les agents de la Direction de la Coopération économique et financière, des Impôts et Domaines, de la Direction générale de la Comptabilité du Trésor, ainsi que du Commerce. Leur dénominateur commun, c’est qu’ils s’activent dans des secteurs de nature à faire rentrer beaucoup de recettes dans les caisses de l’Etat. Le Trésor public est-il à nouveau confronté à des tensions de trésorerie ? Mystère et boule de gomme, mais le non-paiement des heures supplémentaires à qui de droit est de nature à décourager cette catégorie de fonctionnaires. En effet, si cette situation, qui suscite beaucoup d’interrogations, perdure, certains craignent que les agents concernés ne se sacrifient plus au-delà de l’horaire normal.
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LEURS HEURES SUPPLÉMENTAIRES IMPAYÉES DEPUIS DEUX MOIS : Des fonctionnaires grincent des dents
Notre pays a-t-il renoué avec ses tensions de trésorerie ? La réponse a tout son pesant d’or, car, de sources sûres, depuis deux mois, les fonctionnaires n’ont pas perçu le moindre centime relatif à leurs heures supplémentaires. À l’origine, aucune explication n’est fournie aux victimes, qui, à force d’être sevrées de ces fonds communs, sont en droit de ne plus travailler au-delà de l’horaire normal fixé aux agents de l’administration.
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