A l’époque, la tragédie révéla d’incroyables dysfonctionnements. Non seulement le bateau transportait plus de trois fois sa capacité en passagers, mais de plus, les secours n’arrivèrent que de longues heures après le drame. A quelques jours des commémorations, l’Association nationale des familles de victimes (Anfv) du naufrage du « Joola » rappelle au gouvernement sénégalais certaines de ses promesses non tenues jusqu’à présent, notamment de s’occuper des orphelins des personnes disparues dans le drame.
Cinq après le naufrage, les 1900 orphelins du « Joola » attendent toujours leur prise en charge par l’Etat sénégalais. L’engagement avait été pris par le président Wade, une loi avait même été votée en ce sens au Parlement en 2006, sans suite, déplore Boubacar Ba, porte-parole de l’Anfv : « Il est inadmissible, impensable que ces enfants-là restent en rade. Nous nos sommes donné comme deadline le 26 septembre. Si les président de la République du Sénégal ne nous reçoit pas sur ces questions fondamentales, eh bien, advienne que pourra ».
Parmi les autres revendications maintes fois évoquées par toutes les associations, le renflouement de l’épave qui gît toujours au large de la Gambie. Un projet également au point mort. « Il s’agit, je répète, de déplacer l’épave jusque vers les côtes de Kafountine. Nous ne sortons pas l’épave, ce qui nous intéresse, ce sont les restes pour en faire une tombe commune où on pourra ériger un mémorial avec l’ensemble des noms des victimes, pour qu’en fait ces familles puissent observer leur deuil », martèle Boubacar Ba. A ce sujet, le président Wade avait donné son accord à condition que des financements soient trouvés. Or, assure Boubacar Ba, des solutions existent. D’après lui, le commissaire européen au développement Louis Michel a proposé au chef de l’Etat sénégalais son concours pour le financement et l’expertise technique que nécessite cette opération.
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