La directrice de l’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix) a plaidé pour une rupture des stratégies de développement endogènes. Elle a plaidé pour le soutien du secteur privé, grand pourvoyeur d’emplois. C’était lors de la sortie des 3e, 4e et 5e promotions de l’Institut Supérieur d’informatique, samedi dernier.
La directrice de l’Apix a relevé quelques freins à l’insertion des jeunes au Sénégal. Elle a mis en première ligne l’absence de qualification. Le taux de qualification, a-t-elle dit, reste très faible. Les statistiques de 2005 de la direction de l’Emploi estiment à 6 % de demandeurs d’emplois ayant reçu une formation professionnelle. L’absence de main-d’œuvre qualifiée se traduit par l’insatisfaction des demandes dans les secteurs de la construction, de l’immobilier et de l’agriculture moderne. « L’importance de ce problème se révèle aisément à travers les grands projets du chef de l’Etat requérant pour leur mise en œuvre de réelles compétences et des qualifications dans plusieurs domaines souvent difficiles à trouver », a fait remarquer Aminata Niane. Toutefois, elle a affiché son optimisme sur la capacité du Sénégal de relever les défis du développement endogène. Au moins s’il se donne les moyens et, surtout, s’il rompt avec les vieilles méthodes. « Nous sommes confrontés à plusieurs défis dont le plus important est celui du développement endogène. Nous y parviendrons si nous osons faire les nécessaires ruptures dans nos stratégies de développement au profit de nouvelles approches inédites et de la demande de plus en plus grande et pressante. Or la présente situation se caractérise par l’inexistence d’un véritable marché de l’emploi, marché à réinventer en tenant compte du ralentissement du taux de la croissance, de la structure pyramidale de notre population », a préconisé la directrice de l’Apix. Elle a plaidé pour la promotion du secteur privé. « Il nous faut sans délai renouer avec le droit à l’initiative dans la claire conscience de la fin de l’Etat providence qui a été longtemps le principal pourvoyeur d’emplois. Aujourd’hui, il faut davantage promouvoir le développement du secteur privé, grand pourvoyeur d’emplois, promouvoir aussi et surtout l’esprit d’entreprise, d’entreprenariat », a défendu Aminata Niane.
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