Le Premier Ministre Macky Sall a fait de l’énergie le point focal de son bilan après 30 mois passés à la tête du gouvernement. Face aux journalistes vendredi, M. Macky a annoncé une batterie de mesures et a précisé que grâce à l’effort de l’Etat, le Sénégal a évité une hausse de 30 % sur l’électricité.
« Vous avez constaté le recul des délestages. Nous avons repris la question en main et d’ici peu, ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir ». À entendre M. Macky, toutes les mesures (ont) été prises pour permettre au pays de faire face au défi d'une augmentation incontrôlable du prix du pétrole qui, hélas, ne dépend pas du Sénégal, mais plutôt du cours mondial. « Nous avons évité une hausse de 30% sur l’électricité », a-t-il indiqué. Et le premier ministre de poursuivre : «nous apportons des réponses, et il y a eu la conjoncture, liée à la flambée des cours de pétrole.
Les produits pétroliers sont passés de 10 dollars le baril en 1999 à près de 80 dollars cette année, où nous avons le pic jamais atteint dans l’économie mondiale ». Selon lui, rien que pour l’année 2006, le ministère des Finances a injecté 61 milliards de francs entre janvier et maintenant, dont 31 milliards à la Senelec pour compenser les déficits de revenus du fait qu’on n’a pas répercuté immédiatement la hausse.
« J’ai instruit le ministre de l’Energie de renouer le dialogue avec nos bailleurs pour finaliser Kounoune et redynamiser la capacité de production de la Senelec », a révélé M. Macky. Par ailleurs, il explique que n’eut été la politique sociale du gouvernement, la bouteille de gaz coûterait 3000 Fcfa aux Sénégalais. Ce qui porterait un coup dur au panier de la ménagère.
« Le gouvernement a mis en branle une politique sociale efficace qui consiste à subventionner le gaz qui revient aux consommateurs à 1800 Fcfa », a précisé M. Macky. Rappelons que le 2 octobre dernier la présidence de la République avait annoncé «une capacité reconstituée » de 80 mégawatts et qu' « avant la fin de la semaine (Ndlr : semaine de l’annonce), la distribution de l'énergie électrique connaîtra une nette amélioration et, le 15 octobre 2006 au plus tard, la distribution atteindra son rythme normal ».
Cette annonce a été faite à l'issue d'une réunion au sommet, tenue le 1er octobre sous la présidence du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, portant sur « l'examen des problèmes liés à la fourniture de l'électricité ». Ainsi, des mesures ont été prises « pour régler durablement la crise de l'énergie au Sénégal ».
A moyen terme, ajoute la même source, et « sous réserve de la disponibilité à temps du financement de la SFI/Banque Mondiale, la production nationale sera normalisée par la nouvelle centrale de Kounoune (67,7 Mw) à la date du 24 décembre 2006 ». Sa production est étalée selon le programme indicatif suivant : 22 MW au 22 octobre ; 22,5 Mw au 24 novembre et 22,5 Mw au 24 décembre 2006.
« Le président de la République a exhorté les ministres au respect strict des délais ci-dessus », selon son porte-parole qui a signalé que le président Wade a demandé aux populations « de faire preuve de patience ».Or, la promesse du 15 octobre n’a pas été respectée. Et c’est ce qui serait à l’origine de la démission du Directeur Général de la Senelec Samuel Sarr.
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