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Ce rapport, dont l’APS a obtenu copie, fait état de ‘’pratiques de recouvrement des IMF trop agressives et engendrant une pression forte sur les clients [qui] ne bénéficient pas de période de réflexion leur permettant de dénoncer le contrat ou de renoncer à prendre le crédit’’.
Certains clients n’ont pu récupérer jusqu’ici leur épargne après que leur IMF a fait faillite, révèle l’étude. Elle donne l’exemple d’un client qui réclame vainement un million 200 mille francs CFA à une IMF qui a fait faillite.
A la réalisation de ce rapport de la DMF, un service du ministère de la Microfinance et de l’Entrepreneuriat féminin, a collaboré avec la Direction de la réglementation et de la supervision des systèmes financiers décentralisés (DRS-SFD) du ministère de l’Economie et des Finances (MEF).
L’Observatoire de la qualité des systèmes financiers (OQSF), l’organe de régulation du secteur de la microfinance au Sénégal, a aussi collaboré à la préparation de cette étude menée, selon ses auteurs, dans les régions de Dakar, Thiès (ouest), Kaolack (centre), Kolda (sud) et Saint-Louis (nord).
‘’Compte tenu du fait que beaucoup de [clients d’IMF] ne sont informés du montant des frais qu’au moment du décaissement du crédit, il n’est pas surprenant que les clients ne savent pas comparer les conditions et prix des produits des IMF’’, lit-on dans le rapport.
Ses auteurs soutiennent que ‘’le montant des frais de dossier ne sont connus par les clients qu’au moment du décaissement de leurs crédits’’.
‘’Sur 92 personnes’’ enquêtées, ‘’aucune ne connaît le taux d’usure défini pour les IMF’’. L’étude préconise d’‘’assurer une bonne vulgarisation de la loi sur l’usure, afin de mieux la faire connaître aux clients’’ des IMF.
Les clients ne savent pas à qui s’adresser en cas de litige, car il n’y a pas d’informations écrites à ce sujet, relève le rapport dont les auteurs en appellent à l’amélioration de la transparence, à la sensibilisation, etc.
Ils recommandent que soient appliquées les ‘’dispositions relatives à l’affichage’’, par les IMF, des ‘’conditions appliquées à leur clientèle’’. ‘’Une telle diligence relève de la DRS/SFD’’, précise le rapport, qui rappelle que les produits de microfinance les plus utilisés par les clients au Sénégal sont l’épargne, le crédit et le transfert d’argent.
Les auteurs soulignent qu’au plan international, ‘’la commercialisation l’emporte sur la mission sociale’’ des IMF, ce qui a entraîné une ‘’crise éthique’’ de la microfinance.
16 Commentaires
Koku Nonu
En Novembre, 2011 (23:00 PM)Kénessignounn
En Novembre, 2011 (23:34 PM)Wakh Wakhet
En Novembre, 2011 (02:34 AM)Voleurs
En Novembre, 2011 (09:26 AM)Clackage
En Novembre, 2011 (09:34 AM)Zal
En Novembre, 2011 (09:53 AM)De grace que les autorités fassent un controle serieux sur le taux effectif global qui est appliqué par ces IMF.
Anti Cms
En Novembre, 2011 (10:41 AM)Daakandé
En Novembre, 2011 (10:54 AM)SVP, faites des enquêtes dans les banques.
Les frais qu'ils prélèvent sont trop élevés comparés au salaire moyen du travailleur sénégalais.
Le service n'est pas satisfaisant. Une ou deux heures d'attente pour avoir un découvert.
Des caisses toujours bondées.
Lorsqu'on en a marre et qu'on veut changer de banque, il faut payer entre 20.000 et 35.000 FCFA TTC de frais de clôture de compte. Au nom de quoi ?
Dans certaines banques, le client est un pigeon à déplumer.
L'Etat doit fixer le cadre des pratiques des banques.
Bour
En Novembre, 2011 (11:13 AM)Bank
En Novembre, 2011 (12:32 PM)Au Mali Kafo Jiginew, Nysigiso, CAECE avec de vieux loups à la tête comme Alou Sidibe
Au Burikina RCPB
En Guinee le CRG avec son DGA
A coté vous aveez les vautours qui se disent solidaire comme planet finance, DID,......
Toto
En Novembre, 2011 (12:34 PM)1ere: il applique un taux usurier ( entre 12% et 20%) sous prétexte que le risque est élevé que qui est loin d'être évident vu le taux de recouvrement des créances de ces imf.
2ème: il calcule les intéret sur un principal de 1 000 000 alors qu'il ne t 'ont prété en réalité que 800 000.
3ème: il te font payer une assurance sans utilité par ce que je ne jamais vu un sénario où l'IMf s'est retourné vers l'aasureur du prét pour ce faire payé.meme quand le emprenteur principal meure, c'est sa caution solidaire qui paie à sa place. amoins qu'ils ne meurent tous les deux ce qui serat une probabilité de 1/1 000 000.
4ème: au cas où les intérets sont calculé sur un principal de 1 000 000, les régles de la finance voudraient que les 200 000 de déposite demandés soit rémunéré au un taux de placement en cours sur le marché.car c'est comme si l'IMF avait emprunté 200 000 au client( donc à rémuréré) pou le prété à d'autres clients à 12% et plus.
pour tout cela, l'état doit davantage revoir ces pratiques des IMF
Foussite
En Novembre, 2011 (13:22 PM)Imf-mauvais
En Novembre, 2011 (20:15 PM)Mbadi
En Novembre, 2011 (20:55 PM)La Revolution Commence Le 5 De
En Novembre, 2011 (22:26 PM)Senegal
Goor
En Novembre, 2011 (12:45 PM)Participer à la Discussion