Devant la crise aiguë qui secoue leur entreprise, les travailleurs des Industries chimiques du Sénégal (Ics) se sont réunis en Assemblée générale hier. Ils ont saisi l’occasion pour crier leur désarroi et inviter ardemment les autorités à agir en urgence pour sauver ce qui fut un fleuron de l’industrie sénégalaise.
Désarroi, peur panique... Ces sentiments sont aujourd’hui les mieux partagés chez les travailleurs des Industries chimiques du Sénégal (Ics) qui sont au bord de la fermeture. Et pour ne pas voir leur entreprise périr, ils se sont réunis hier dans le dessein d’alerter les autorités et les amener à réagir plus promptement, selon Mbagnick Diop, le porte-parole des travailleurs des Ics. Leur inquiétude est d’autant plus grande qu’en dépit des déclarations du président de la République, Me Abdoulaye Wade, et la mirobolante promesse de 10 milliards de francs Cfa faite par le ministre de l’Industrie et de l’Artisanat, Binta Bâ Samb, au sortir d’un Conseil présidentiel sur la crise, cet argent, qui sera sans doute une précieuse bouée de sauvetage, n’est pas encore tombé dans les caisses de l’entreprise en détresse.
« Ce ne sont pas seulement nos salaires qui nous intéressent. Notre préoccupation va au-delà, c’est le risque de perte de l’investissement », avise Mbagnick Diop en ajoutant que près de 45% des Petites et moyennes entreprises (Pme) vivent des activités de sous-traitance avec les Industries chimiques du Sénégal. « Nous devons plus de 200 milliards de francs Cfa à nos fournisseurs. Nous attendons donc des actes concrets de la part des autorités pour sauver notre outil de travail, comme elles l’ont fait en faveur de certaines entreprises jadis en difficulté », a plaidé Mbagnick Diop
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