La qualité de l’eau consommée par les populations de la banlieue Dakaroise ne risque-t-elle pas d’avoir une incidence sur leur santé ? En attendant une réponse de la Sde, la question inquiète au plus haut point les concernés. Et le sujet a fait hier, mardi 11 mars, l’objet d’une rencontre à l’hôtel de ville Guédiawaye à l’issue de laquelle un point de presse a été tenu par le Mjis pour dénoncer vivement cette situation. Celle-ci a créé la psychose et le désarroi total chez les populations qui n’ont plus confiance à la qualité de l’eau qu’elles consomment. Ainsi, sous la houlette du mouvement de jeunes et des associations de femmes, les « banlieusards » ont décidé de monter au créneau en organisant une marche en vue d’attirer l’attention des autorités. Selon le président du Mijs, Moulaye Camara, “l’eau est une source capitale pour acquérir une santé de fer“. Ce qui n’est pas, dit-il, le cas des populations de Guédiawaye qui “consomment une eau de qualité très douteuse“.
Les populations de cette banlieue Dakaroise se disent également être victimes d’une discrimination dans la distribution de l’eau. Elles l’expliquent par le fait que ceux qui habitent au bord du littoral consomment l’eau du Lac de Guiers, alors que ceux qui sont dans la vieille ville où vivent la plupart des démunis, consomment eux, l’eau du forage qui est de très mauvaise qualité.
Abordant toujours cette question, les populations soutiennent que les gens souffrent de plus en plus de toutes sortes de maladies dont la mauvaise qualité douteuse de l’eau est la source. C’est pourquoi elles interpellent directement le ministère de la Santé et de la Prévention sur la qualité de l’eau que les populations boivent dans la banlieue. Elles exigent de ce département de la Santé et de la Prévention pour “un examen microbiologique de l’eau dans un cabinet neutre“ afin de certifier son caractère potable avant de soutenir “il faut que cette question fasse l’objet d’une question orale à l’assemblée nationale“.
Face à cette situation récurrente, les populations estiment qu’il est temps qu’elles sortent de leur mutisme. Pour ce faire, un plan d’action a été élaboré dont l’acte majeur est le dépôt d’une demande d’autorisation d’une marche prévue le 26 mars prochain.
Mme Bâ Asta Diakhabi, présidente d’une association de femme de la localité abonde dans le même sens en soutenant que les ménages à Guédiawaye sont obligés, à chaque fois, d’acheter des seaux de filtrage pour changer la couleur de l’eau et diminuer la quantité de résidus, avant de souhaiter que Dieu leur préserve de toutes formes de maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau qu’ils consomment.
Interrogé, le directeur de la Communication de la Sde a reconnu que la distribution de l’eau connaît quelques problèmes dans certains quartiers de la banlieue. Toujours, selon lui, cette eau n’a pas une incidence sur la santé des populations, si l’on se fie aux résultats des analyses de laboratoire. Toutefois, le responsable de la Communication de la Sde soutient en outre que « des actions sont en train d’être menées pour régler ces problèmes ». Des investissements lourds sont en cours pour changer la qualité de l’eau et la configuration actuelle de distribution de l’eau.
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