Le chef rebelle, Salif Sadio, a enregistré beacoup de blessés dans son camp qui a été attaqué dans la nuit du mardi jusqu’à mercredi matin par les chefs de l’autre faction de l’aile combattante du Mfdc, César Badiate et Ismaïla Magne Diémé. Si certains blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Ziguinchor, d’autres, nous dit-on, sont entassés à Sao Domingo près de la frontière et en terre Bissau Guinéenne.
L’attaque perpétrée par les hommes de César Badiate et Ismaïla Magne Dièmé à coups d’armes lourdes a surpris le chef d’Atika et ses éléments qui avaient campé depuis plusieurs mois près de la frontière Bissau guinéenne. Au lendemain des affrontements, beaucoup de blessés ont été enregistrés tant du côté des hommes de Salif Sadio que du côté des assaillants. Mais le bilan est plus lourd du côté des combattants d’Atika. Salif Sadio qui a réussi à se fondre dans la nature, a laissé derrière lui des hommes désorientés qui ont décampé pour aller se réfugier dans les villages proches de la Guinée Bissau et dans la forêt casamançaise, loin des cantonnements militaires. Certains blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Ziguinchor par un véhicule de la Douane qui est passé dans les parages. Les autres blessés ont été signalés à Sao Domingo en Guinée Bissau où ils sont soignés par les combattants qui s’en sont sortis sains et saufs. Mais déjà, la situation se complique davantage pour Salif Sadio, car s’il est encore traqué par ses anciens alliés du maquis, il est également recherché par les hommes du général Tag Na Waï, chef d’état major général des armées de la Guinée Bissau, qui l’a décrété persona non grata dans son territoire, la frontière sénégalo-guinénne. Des sources affirment même que des chars de combats sont prépositionnés au niveau de la frontière pour éviter que les rebelles ne se réfugient dans les villages environnants. Pendant ce temps, les populations, prises de peur par cette vague de violence, commencent à déserter leurs maisons. Beaucoup d’entre elles ont regagné Samine, Goudompe et Niaguis pour échapper aux combats qui peuvent reprendre incessamment.
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