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DIOURBEL - Des familles sans domicile, des vivres détruits, des routes impraticables… : Après la pluie, les sinistres

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DIOURBEL - Des familles sans domicile, des vivres détruits, des routes impraticables… : Après la pluie, les sinistres

Après la pluie, le beau temps, dit l’adage. Dans le département de Diourbel, la pluie enregistrée ces dernières vingt quatre heures a créé plus de problèmes qu’elle en a résolu.

Les fortes précipitations qui se sont abattues dans le département de Diourbel n’ont pas fait que des heureux. A Gade escale, communauté rurale située dans l’arrondissement de Ndindy, les 100 mm d’eaux enregistrés, mercredi dernier, ont occasionné des dégâts très importants. Les sinistrés ont été recasés à la maison communautaire. D’ailleurs, le premier vice-président de la communauté rurale n’a pas manqué de lancer un Sos à l’endroit des autorités étatiques pour qu’elles viennent au secours des populations.

La même situation a été vécue dans la communauté rurale de Ngohé où les pluies diluviennes ont emporté deux cents cases et mises en errance de nombreuses familles qui ont été relogées dans les écoles élémentaires et la maison communautaire. Cette collectivité locale est même coupée du reste du département de Diourbel. Les pistes sont impraticables et les eaux de pluie ont emporté les vivres des populations. Aliou Badiane, le vice président du Conseil rural interpelle «au plus haut niveau les autorités pour assister les habitants, car c’est une première à Ngohé. Dans chaque village, au moins, une dizaine de cases sont détruites».

Dans la commune de Diourbel, les 52 mm de pluie enregistrés le même jour ont rendu impraticables les principales voies d’accès. La capitale du Baol qui est en chantier dans le cadre du programme d’assainissement est jonchée de canaux. Ce qui crée des difficultés énormes aux populations et augmente l’insécurité surtout du côté des enfants qui ont tendance à jouer dans ces lacs artificiels de fortune. Le danger est permanent et beaucoup de chefs de famille, à l’image de Ibrahima Faye, ne cachent pas leur inquiétude surtout que les sociétés en charge des travaux de canalisation et d’assainissement de la capitale ont mis la ville en chantier sans même, au préalable, prendre la précaution de mettre des mesures complémentaires.