Moustapha Niasse, secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp) était hier dans le village de Ndiagne Walo, dans la communauté rurale de Keur Maba Diakhou, à 30 kilomètres de Nioro.
Venu présider un séminaire des jeunes de son parti sur l’émigration clandestine, il a laissé entendre qu’il a obtenu l’aval de son parti pour répondre favorablement à l’appel du chef de l’État pour un dialogue politique entre pouvoir et opposition.
Il affirme ainsi avoir reçu une lettre du président l’invitant à le rencontrer de même que d’autres leaders de l’opposition. Le leader de l’Afp a déclaré qu’en ce qui le concerne, son parti est d’accord pour répondre à cet appel « au nom de ma formation politique. Alors, s’il plaît à Dieu, je partirai répondre à son appel, pour un tête-à-tête, comme il le souhaite le jour indiqué ».
Le secrétaire général de l’Afp a évoqué la suppression du quart bloquant qu’il trouve selon lui « inopportune ». Il ajoute que ceux qui ont peur de ne pas atteindre le quart du total des inscrits au premier tour auront toujours intérêt à supprimer ce risque. « Nous sommes foncièrement contre cette décision de suppression », a souligné Moustapha Niasse. Sur la distribution des cartes d’électeur, le secrétaire général de l’Afp dit ne pas comprendre « les raisons pour lesquelles, dans cette contrée, aucune carte n’a été encore délivrée par les deux commissions de la zone ». Le prétexte évoqué ne semble pas tenir, selon Moustapha Niasse. « Car l’État dispose de milliers de véhicules et, paradoxalement, c’est une panne de véhicule qui a été invoquée comme étant la cause de ce manquement de rigueur par rapport au Code électoral qui est une loi de la République ». À ce propos, il a révélé n’avoir pas encore reçu sa propre carte.
Auparavant, il a tenu à fustiger la politique de jeunesse de l’État à travers le thème de l’émigration clandestine en présentant des jeunes qui ont été refoulés d’Espagne.
« Le gouvernement doit pouvoir régler cette question en ce sens qu’elle est si délicate », dira M. Niasse. Pour lui, « les autorités du Sénégal doivent discuter sérieusement avec le gouvernement espagnol pour réglementer les départs à l’image de la Tunisie en établissant des contrats de travail saisonniers ».
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