Réunis hier en Bureau politique, les progressistes se demandent comment dans une République les principaux projets peuvent être conçus, élaborés et négociés par «une camarilla qui ignore royalement l’existence d’un ministre des Finances, des ministères techniques et de leurs services».
Le Bureau politique de l’Afp s’est dit indigné par la fuite en avant «inquiétante» du régime en place qui, après «l’avalanche de scandales financiers, est incapable de se ressaisir pour gérer, avec méthode et organisation, les dossiers prioritaires de notre pays». Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les progressistes soulignent que «l’affaire des 20 milliards de Sudatel tombés dans l’escarcelle du clan infernal n’ayant pas encore été élucidée par ceux-là mêmes qui ont négocié dans la pénombre, voilà qu’une somme relevant du registre fantastique, 5. 000 milliards, est avancée dans le cadre d’une nébuleuse». Le bureau politique de l’Afp se demande comment on peut comprendre, dans une République, que les principaux projets soient conçus, élaborés et négociés par «une camarilla qui ignore royalement l’existence d’un ministre des Finances, des ministères techniques et de leurs services».
Les camarades de Moustapha Niasse soutiennent que la liste «des forfaitures est trop longue depuis dix ans, pour qu’on puisse accorder au régime en place l’excuse de l’incompétence ou le bénéfice du doute». Aujourd’hui, note le communiqué de presse, «il apparaît clairement que le nœud gordien a pour noms affairisme et corruption, ce qui entraîne le raidissement des pseudo-libéraux qui parasitent, pour des raisons de survie, la vie démocratique du Sénégal et, naturellement, le mode de dévolution du pouvoir plombé par le besoin vital de couvrir des arrières, en confisquant la volonté populaire, par des fraudes électorales massives». Dans un tel contexte, poursuivent les progressistes, «il n’est pas étonnant que le gouvernement de Me Wade consacre l’essentiel de son temps à l’affairisme d’Etat et à la politique politicienne, en refusant de traiter sérieusement les vrais problèmes économiques de notre pays et la demande sociale qui assaille les populations».
Niasse et Cie rappellent que le monde rural crie de plus en plus son désespoir, face à une paupérisation galopante due à des choix politiques ruineux et incongrus. Le bureau politique de l’Afp indique qu’après avoir nié pendant longtemps l’inexistence d’une campagne de commercialisation agricole sérieuse, le régime en place vient de reconnaître ses innombrables manquements par le biais d’un obscur responsable d’une Direction nationale. Ainsi, «à peine 260.000 tonnes d’arachides ont été commercialisées et quelque 13 milliards de F CFA de bons impayés ont été comptabilisés».
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