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On s’attendait à une «mère-fouettarde», on est tombé sur une «dame agréable». Une maman poule, (très) proche de sa fille unique, Fatou Nago Guèye. Dans cet entretien accordé à L’Observateur, Gagnesiry Guèye, l’animatrice de «Waxtanu Jabbot» sur la télé Canal Infos News, parle de sa vie sans langue de bois.
On vous connaît à travers vos émissions que vous animez à travers la Radio municipale de Dakar (Rmd) et à la télévision Canal Info News. Mais quelle est la femme qui se cache derrière l’animatrice ?
Une sédentaire. Je suis née, j’ai grandi et j’habite Dakar. À part Bamako et Abidjan, je ne connais que le Sénégal. Je suis aussi mère d’une fille.
Gagnesiry a-t-elle fait des études ?
Je n’ai pas duré à l’école. Ce n’est pas que je n’étais pas douée mais, je faisais partie d’une famille trop modeste pour prétendre à de longues études. J’ai donc arrêté au Cm2. Mon père a été alité pendant des années et comme je faisais partie des aînées de la famille, je me suis mise à travailler pour soutenir ma mère.
A quelles difficultés votre famille était-elle confrontée ?
Des difficultés financières. Ma mère était heureuse quand il y avait de l’eau à la maison, parce que c’était une denrée rare. Elle était contente quand les fûts étaient pleins. Pour lui faire plaisir, j’allais en chercher au robinet huit fois par jour en raison de 50 FCfa le seau. Je crois qu’à force de porter des bassines d’eau, ma croissance a fini par en être affectée, d’où ma petite taille. J’ai aussi vendu des sandwiches avec ma petite sœur au camp de l’Armée de l’Air, et avec l’argent j’achetais du batik que je revendais aux militaires de l’Armée française. Je rentrais ensuite à pied à Colobane. Je ne me suis jamais plainte de ma situation de pauvreté parce que mes parents étaient exemplaires. Ils m’ont rendue riche de leur éducation.
Qu’est-ce qui vous a poussé à faire de la radio ?
Vous allez rire. Un jour, il y avait une fête, j’ai donné à mon copain de l’époque, Thierno Konaté, l’autorisation de sortir avec une fille plus jeune que moi, mais il ne devait pas dépasser une certaine heure. Il l’a dépassée et lorsqu’il est rentré le matin, je l’ai pris à partie. Ben Bass Diagne (patron du groupe Excaf Télécom, Ndlr), qui était venu le voir m’a entendue crier de la fenêtre de la baraque qui nous servait de maison. Il a alors fait le tour et m’a dit : «Pourquoi te disputes-tu alors que tu as une belle voix. Viens faire de la radio.» J’ai eu peur d’affronter le micro, alors il m’a proposée de tenir le restaurant d’Excaf. J’ai tout de suite accepté parce que je m’y connaissais en restauration, j’en avais déjà fait à Abidjan. Deux ans plus tard, le même Ben Bass est revenu me voir à Colobane. Ma mère l’a tenu par les mains en lui disant qu’elle voulait déménager, Ben lui a rétorqué : «Je ne vais pas donner du poisson à Gagnesiry, je vais lui apprendre à pêcher.» Et tenant mes mains, il m’a ordonné d’aller le voir à Radio Dunya le lendemain, c’était en 1995-1996. Je ne savais même pas où était la radio, mon frère m’y a emmenée et j’ai fait le test trois jours de suite. Je faisais les annonces nécrologiques, avant de passer aux publicités. On peut dire en résumant que c’est une dispute qui m’a conduite à la Radio Dunya. J’y suis restée douze ans. C’était chez moi parce que j’y avais mon «père», en la personne de Ben Bass. On a eu un problème à cause des personnes malintentionnées et j’ai fini par démissionner un samedi matin, à deux jours de la Tabaski. Je tiens à dire que Ben est toujours un frère et un père pour moi. Il m’a toujours bien traitée, m’a payée dès mon premier mois de stage.
Quelle était l’origine de votre brouille avec Ben Bass Diagne ?
Je n’ai jamais su… mais ce n’était pas la faute de Ben Bass. Je voyais bien qu’il était en colère contre moi pour quelque chose que je n’ai jamais su. Mais, je n’ai jamais hésité à le solliciter, jusqu’à présent d’ailleurs. J’ai, par la suite, été un peu désorientée parce que je ne savais pas comment obtenir un autre travail. Je n’avais jamais déposé de CV. Un jour, Abdoulaye Sacko Faye m’a appelée, j’ai fait 3 mois de stage à Sen Info et j’ai arrêté à cause du problème des salaires. Quelques jours plus tard, Pape Diop, alors maire de Dakar, m’a offert un travail. Aujourd’hui, je travaille aussi bien à la Radio municipale de Dakar (Rmd) qu’à la télé Canal Info News.
«Un homme de 32 ans m’a proposé le mariage…»
Gagnesiry est-elle célibataire ?
J’ai divorcé par deux fois ! Je suis avec ma fille Fatou (Nago Guèye) qui fait office de mari, tellement elle est jalouse. Mais je suis encore mignonne et très jeune.
Quel est votre âge ?
J’ai 18 ans (rires). N’insistez pas, je ne vous le dirais pas.
Comment avez-vous vécu vos divorces ?
Ça ne m’a fait ni chaud ni froid. J’ai l’habitude de trimer. Mon père a été malade, ma mère a vendu tous ses bijoux pour subvenir à nos besoins. Le dernier qu’elle a vendu était une chaînette avec un papillon comme pendentif. Je l’ai suppliée de ne pas la vendre, elle m’a rétorqué : «Si je ne la vends pas, vous n’aurez rien pour le déjeuner.» (Elle pleure un instant, puis s’excuse) J’ai craqué, je n’y peux rien. Je pleure à chaque fois que je me souviens de cette histoire. Je n’ai pas paradé dans de beaux habits comme les jeunes filles de mon âge et, jusqu’à présent, je ne mets pas de bijoux. Je ne me maquille pas, non plus. Je n’ai que mes perles. Je n’en avais pas le temps, à l’âge de 19 ans, j’étais toujours occupée à aider financièrement ma mère. Je ne suis pas née avec une cuillère en or dans la bouche, je suis une dure à cuire.
Ne repensez-vous pas au mariage ?
Si, mais ce n’est pas facile dans notre milieu de voir une personne à aimer. On dit souvent que les femmes n’ont pas à choisir, moi je dis que si. Il faut choisir le père de ses enfants et même le beau-père de ses enfants. Une femme doit choisir.
Il y a certainement des vieux qui vous courtisent ?
Des vieux ? Mais il y a même des jeunes qui me courtisent. Une fois, il y en a eu un qui avait seulement 32 ans, il m’a dit qu’il voulait m’épouser. Je lui ai répondu que j’étais trop vieille pour lui, qu’il avait toute la vie devant lui pour faire des enfants, mais il s’en moquait éperdument. Il m’a même dit que je serais sa femme et sa petite maman. Donc ce n’est pas un problème de vieux ou de jeunes. J’ai un look dense, avec du feeling à revendre, même les plus jeunes me courent après.
Gagnesiry est une femme qui ne s’encombre pas de maquillage, de boucles d’oreilles. Pourquoi ?
C’est juste de la négligence. Parfois, il m’arrive de perdre mes boucles d’oreilles. Le maquillage, je considère que cela peut me faire perdre du temps et me mettre en retard lorsque je vais au travail. Pourtant, je suis très coquette. D’ailleurs, avant c’était pire, il arrivait que l’on me confonde avec un garçon parce que je ne mettais pas de boucles d’oreilles et j’avais coupé mes cheveux à ras. C’était pour moi un subterfuge, une manière de ne pas mettre à nu le manque de moyens de ma famille. Mon père était coiffeur et mes frères ont attrapé le virus chez lui, donc je n’avais pas de problèmes pour me couper les cheveux.
Quelles relations entretenez-vous avec votre fille unique ?
Elle se croit mon égale ! (rires) Je ne dors plus dans le lit à force de recevoir ses coups. Elle est grande et moi petite donc elle me pousse toujours en dehors du lit. Elle est chiante, collante mais gentille. Elle connaît mon goût prononcé pour le velours, les perles ou les djellabas donc elle m’offre tout le temps des cadeaux. C’est mon amie et ma confidente. Je suis aussi sa confidente.
Vous risquez de la gâter à force de la couvrir ?
Ça ne risque pas d’arriver. Le plus beau cadeau qu’elle m’a offert, c’est sa virginité… (Elle pleure). Il y a eu beaucoup de rumeurs à son sujet : on dit qu’elle se prostitue, qu’on l’a surprise au lit avec un mec…, mais celle qui m’a le plus blessée, c’est la rumeur qui émane de ma famille et qui dit que j’ai payé 200 000 FCfa pour offrir à ma fille une nouvelle virginité. Récemment, j’ai reçu l’appel d’un auditeur qui me disait d’inviter une personne qui habite à la Liberté 2 et qui répare la virginité. J’ai refusé parce que ce n’est pas quelque chose que j’encourage.
Pourquoi a-t-on collé cette réputation à votre fille ?
Ce sont les mauvaises langues, la jalousie...
Cette rumeur a-t-elle été véhiculée par son ex- mari ?
Non, ce n’est pas lui. Mais, il l’a quand même répété devant le tribunal. Cette rumeur m’a profondément touchée. Je connais bien ma fille et je sais ce dont elle est capable. Lorsqu’elle venait de se marier, c’est moi-même qui suis sortie de ma chambre à coucher, pour qu’elle puisse y être avec son mari pendant cinq jours. Réparer une virginité ? Que Dieu m’en préserve ! Cela a été un véritable coup de poignard. Son mari a été le premier défenseur de ma fille, quand la rumeur enflait. Par la suite, il l’a utilisée comme arme pour la dénigrer devant le tribunal, parce qu’il y a eu un différend.
«Un homosexuel repenti a baptisé sa fille à mon nom»
Comment vous est venu le concept des émissions de confidences ?
Ça n’a pas commencé avec moi. Il y avait d’abord Jackie, Lalla Bodian et Déguène Chimère Diallo qui est mon idole et ma sœur. Je l’écoutais jusqu’au dernier jour de son départ pour La Mecque et j’ai enchaîné à sa suite. Avoir une belle voix ne s’apprend pas, c’est un don de Dieu. J’en suis venue au social parce que j’ai connu la misère, jen ’ai l’expérience. C’est pour ça que j’avais créé «La bonne cause» à Radio Dunya et je collectais des denrées non périssables que je redistribuais à une quarantaine de familles. Il m’est arrivé à moi ou à El Hadj Sow, mon trésorier, de financer cette opération de notre propre poche. Le social fait partie de moi, j’ai goûté à être malade et ne pas pouvoir se soigner. Les gens me disent d’arrêter de raconter ces choses à l’antenne, mais je le fais pour mes fans, pour qu’ils sachent qu’il faut trimer pour réussir.
Qu’est-ce qui vous a le plus marquée dans vos émissions ?
C’est surtout les cas d’inceste. Les pères de famille qui couchent avec leurs filles, les frères qui s’amourachent de leurs sœurs. Il y a également les cas de pédophilies et de viols assez récurrents dans notre société. Les maladies incurables et les abandons de famille sont aussi des problèmes qui m’affectent énormément. J’ai fait en sorte que des frères se retrouvent après plus de 20 ans. Ce sont des choses qui m’ont énormément marquée dans ma carrière. Un homosexuel repenti qui a eu par la suite une femme et a baptisé sa fille à mon nom, j’ai aussi vécu cette expérience.
Dites-nous en un peu plus ?
Je ne vais pas citer son nom. Avant, j’étais comme la plupart des Sénégalais, il m’était inconcevable de les saluer, mais j’ai fini par me rendre compte que si je les fuyais, cela n’arrangerait rien. J’ai alors décidé de les écouter pour mieux les comprendre. Celui dont je vous parlais est le premier que j’ai côtoyé. Je me rappelle que lorsque je l’ai convaincu qu’il était dans l’erreur, il a versé de chaudes larmes et m’a remis son portable, en me disant que c’est avec cet appareil qu’il communiquait avec le blanc avec qui il vivait. Je le lui ai rendu en détruisant la puce. Il m’a alors demandé ce qu’il devait faire avec les habits que son amant lui avait offerts, je lui ai dit de les garder jusqu’à ce qu’il en trouve d’autres. J’ai donc organisé une émission pour lui au cours de laquelle il y avait une collecte de vêtements. Je l’ai par la suite conduit à une séance de prières hebdomadaires où il s’est repenti. Depuis, il a coupé les ponts avec le monde des homosexuels. Quelque fois, je l’appelle pour le taquiner en lui demandant de l’homme ou de la femme, qui est le plus agréable, histoire de le mettre à l’aise. Pour vous dire que mon métier m’amène parfois à être psychologue.
Pouvez-vous revenir sur les raisons de la plainte de votre beau-fils, l’ex-mari de Fatou Nago ?
Pour ce qui est de l’affaire de ce terrain, c’est un ami de ma famille que j’appelle «papa» qui, de retour d’Europe, avait acheté 3 terrains à Mbour qu’il avait commencés à construire. Il a achevé les deux et n’a pu terminer le troisième dont il avait entamé la construction. Il souhaitait le vendre à 8 millions. Je lui ai proposé d’en parler au mari de ma fille. J’en ai parlé à Amadou qui, d’ailleurs, m’appelait toujours «Sokhna si», et il était intéressé. Devant son impossibilité de payer cash, «papa» lui a demandé de payer par tranches. Pour la première fois, il m’a remis 500 000 FCfa. «Papa» m’a dit qu’il fallait qu’il donne au moins une avance de 2,6 millions, car son fils en avait besoin pour des projets et qu’impérativement, il lui fallait 2,6 millions. Il m’a remis deux fois de suite 500 000 FCfa et ainsi de suite jusqu’à ce que la somme globale de 2,6 millions soit réunie. Amadou s’est proposé de lui donner tous les mois 500 000 FCfa jusqu’à épuisement des 8 millions. Mais, cela n’arrangeait pas «papa» qui a fini par casser la vente. Amadou a appelé Fatou, ma fille, pour lui dire qu’il lui offrait l’argent puisque la vente a été cassée et qu’en fait, la villa lui était destinée, car il comptait lui faire une surprise. Cela datait de 2 ans avant que Fatou ne demande le divorce. Le jour où Fatou a demandé le divorce, il a réclamé ses 2,6 millions devant les témoins. Je leur ai narré toute l’histoire. Amadou m’a dit que puisque c’est lui qui les avait offerts à Fatou, il avait le droit de les lui réclamer. Les journaux se sont précipités pour écrire que j’avais remboursé la somme à Amadou alors que tel n’était pas le cas. J’ai déposé 2,6 millions comme caution pour bénéficier d’une liberté provisoire.
«J’ai pris mon séjour carcéral le plus normalement possible»
Comment avez-vous vécu votre séjour carcéral ?
Le plus normalement du monde, je l’ai pris comme si j’allais faire des émissions. Le premier jour à la cave (du Tribunal de Dakar), mes habits étaient trempés à cause des larmes que mes co-détenues ont versées, je ne faisais que les consoler. À la prison (Camp pénal de Liberté 6, Ndlr), lorsque je me suis réveillée le premier matin, c’était comme si j’étais chez moi. J’ai pris un bain, j’ai prié et j’ai pris mon petit-déjeuner comme d’habitude. Les co-détenues se sont bien occupées de moi de même que les gardes pénitentiaires qui plaisantaient à tout le temps avec moi. Pour vous dire que je n’ai même pas senti les trois jours passés. Tandis que ma famille, elle, était très affectée. Mes frères étaient venus m’apporter mes effets et ils se sont mis à pleurer. Je leur ai demandé de sécher leurs larmes, qu’il n’y avait aucun problème. Je ne suis pas une femme qui craque facilement, je suis une vraie lionne. Toutefois, ce qui m’a profondément touchée, c’est le procès au tribunal, tout le monde qui s’est déplacé pour me soutenir, les avocats qui se sont constitués pour plaider ma cause. J’ai vraiment été surprise par cet élan de solidarité. Je profite de l’occasion pour les en remercier.
Les conditions de détention n’étaient-elles pas difficiles ?
Pas du tout ! Il y a beaucoup de femmes, mais les toilettes sont propres et bien entretenues. Dans les chambres, il y a la télévision et plusieurs ventilateurs. Il y a également l’infirmerie où celles qui ne se sentent pas bien pourront se faire examiner. On mange bien et on dort bien, il n’y a rien à redire.
Le regard des gens sur vous n’a-t-il pas changé à votre sortie de prison ?
Cela ne peut pas m’ébranler, au contraire ceux qui se mettaient à me regarder bizarrement lorsque je marchais dans la rue en savent quelque chose. J’étais encore plus fière de me montrer, je n’ai jamais essayé de me cacher.
Vous êtes employée dans un organe qui a connu récemment des remous à cause des arriérés de salaire. Comment l’avez-vous vécu ?
Je n’ai jamais manifesté et mon patron ne me doit aucun sou. Je travaille à l’aise, je n’ai pas de stress, ni de récriminations à faire. Donc, je ne peux pas faire partie de ceux qui protestent contre des arriérés de salaire.
Comment cela se fait-il, vous êtes employée comme eux ?
Il faut leur poser la question, peut-être qu’ils pourront y répondre. Toutefois, il ne faut pas oublier que j’anime une émission avec un serveur, cela rapporte beaucoup d’argent.
Avez-vous d’autres activités en dehors de celle d’animatrice ?
Je travaille continuellement. Je suis toujours au chevet des malades, j’essaie de réconcilier les couples en conflit.
MARIA DOMINICA T. DIÉDHIOU
& NDÈYE FATOU SECK
23 Commentaires
Lebouc
En Août, 2011 (10:45 AM)Boy Dakar
En Août, 2011 (10:47 AM)Fekke Dembi Senegal
En Août, 2011 (10:48 AM)Quel type de rapports le directeur général de la Sonatel entretient –il avec le président de la République, Me Abdoulaye Wade ? Si nous nous intéressons à ce sujet pour le moins banal, c’est parce que depuis les échanges jugés aigre-doux lors du conseil présidentiel consacré à la Sonatel entre les deux hommes, certains observateurs ne cessent de pérorer sur leur « passé commun ». Ainsi, d’aucuns ont même déclaré qu’entre le défunt père de Cheikh Tidiane Mbaye, le juge Kéba Mbaye en l’occurrence, entretenait des relations d’amitié tellement solides avec Me Abdoulaye Wade qu’en son absence du Sénégal pour des raisons professionnelles durant de longues années, l’avocat opposant n’a eu de cesse de « passer à la maison familiale pour s’enquérir de la situation des enfants » dont évidemment le directeur général de la Sonatel. Le juge Kéba Mbaye a longtemps servi au tribunal international de la Haye. Si Me Wade et lui se sont se sont connus depuis l’Ecole William Ponty de Sébikotane qui a formé beaucoup de cadres africains, certains proches de la famille de Kéba Mbaye avec qui nous avons discuté, estiment qu’« on force trop sur la dose en parlant des anciennes relations d’amitié entre les hommes ». De sources dignes de confiance, - et absolument sûres – « à part lors des funérailles du jugé Kéba Mbaye, Me Abdoulaye Wade n’a jamais mis les pieds dans la demeure familiale du défunt ». Autrement dit, la volonté prêtée au Chef de l’Etat, de vouloir se substituer au père naturel pour couver les enfants au nom de l’amitié édénique qu’il le lierait au président Kéba Mbaye de son vivant, n’existe que dans « l’imagination de ceux qui véhiculent une telle assertion dénudée de tout fondement ». Si le pouvoir compte alors sur cette corde sensible pour faire fléchir le boss de la Sonatel ou lui rabattre le caquet, il y a des rasions de croire que c’est peine perdue. On nous décrit un homme décidé à en découdre avec le soutien total des travailleurs et syndicalistes de la maison. A en croire un de nos interlocuteurs, Cheikh Tidiane Mbaye, n’apprécie pas, alors pas du tout, toute cette confusion entretenue autour de cette affaire de taxation des appels entrants surtout quand des individus veulent le faire passer pour un homme au service des intérêts français au détriment de sa patrie. Suivez notre regard !
Tne_manager
En Août, 2011 (10:52 AM)Niit
En Juillet, 2022 (19:45 PM)humm. Hamady nekal niit.
Bou WËr Peng
En Juillet, 2022 (20:37 PM)Reply_author
En Juillet, 2022 (20:07 PM)Manou
En Août, 2011 (10:54 AM)Wax Deug
En Août, 2011 (11:00 AM)Degrace
En Août, 2011 (11:04 AM)Thiely
En Août, 2011 (11:08 AM)que dieu te paye tes bien fait. yokou ba yeuk ko.
Aida
En Août, 2011 (11:19 AM)Guina
En Août, 2011 (11:20 AM)Gagna!!
En Août, 2011 (11:35 AM)Odile
En Août, 2011 (11:41 AM)Tialki
En Août, 2011 (11:45 AM)Thieeeeye
En Août, 2011 (11:52 AM)PRISON POUR ESCROQUERIE...
DOYE NA WAAR!
Tieye
En Août, 2011 (12:07 PM)Dxb@fekke Demb Senegal
En Août, 2011 (12:11 PM)@fekedemb
En Août, 2011 (13:07 PM)La Paix
En Août, 2011 (14:33 PM)Kham
En Août, 2011 (22:06 PM)Ff
En Août, 2011 (12:13 PM)Teuz
En Août, 2011 (14:43 PM)Teuz
En Août, 2011 (14:58 PM)Meyrieme
En Août, 2011 (00:06 AM)Participer à la Discussion