« Retour de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck : un poste de vice-président pour solder les comptes ». Voilà le titre de l’article signé par le journaliste écrivain, et non moins Directeur de l’Issic Abdoulatif Coulibaly et publié dans l’édition d’hier de « Sud quotidien ». Un article dans lequel le journaliste révèle que, lors d’un dîner en tête-à-tête au Palais, le maître des céans Me Abdoulaye Wade et son ancien homme de confiance Idrissa Seck - en pourparlers depuis fin janvier 2007 pour des retrouvailles - ont trouvé un accord. Lequel accord serait basé sur le principe de réformer la Constitution par le biais d’un projet de loi constitutionnelle en vue d’instituer un poste de vice-président pour le retour du président de Rewmi à la maison du père. Il sera ainsi le deuxième personnage de l’Etat, successeur du président de la République en cas de vacance du pouvoir, chargé d’organiser les élections - avec la possibilité d’être candidat -, dans un délai de 90 jours après constat du Conseil constitutionnel de la vacance. Contrepartie de cet accord contenu dans une convention préparée et garantie par un cabinet notarial français, selon le journaliste, Idrissa Seck s’engage, selon un échéancier, à restituer entre 1/5 et 3/5 des montants des sommes subtilisées estimées par les sources de Latif Coulibaly à au moins 75 milliards de F Cfa. Seulement à la publication de ces informations, la présidence de la République est montée au créneau pour réagir. Et c’est le ministre, porte-parole de la présidence de la République, Me El Hadji Amadou Sall, qui se charge de préciser le point de vue de la présidence de la République qui ne dément pas le journaliste. « Suite à la publication d’informations relatives à des ‘négociations’ devant aboutir à la modification de la Constitution en vue de créer un poste de vice-président de la République, la présidence de la République précise que ces informations et les commentaires qui les accompagnent n’engagent que leurs auteurs », souligne Me El Hadji Amadou Sall.
Une réaction qui n’ébranle pas outre mesure l’auteur de l’article. Abdou Latif Coulibaly, que nous avons joint au téléphone, fait savoir qu’il n’a aucun commentaire à faire par rapport à la réaction de la présidence de la République. « Je constate qu’elle a réagi, c’est bien. Mais il est évident que ce que nous avons écrit nous engage mon directeur de publication et moi. C’est de notre responsabilité et nous l’assumons », dit-il.
Du côté de Rewmi, la formation politique d’Idrissa Seck la logique du silence est toujours de rigueur, comme le confirme le chargé de communication, Ousmane Thiongane. Joint au téléphone, il déclare qu’il n’a aucun commentaire à faire : « Nous sommes dans une logique de communication silencieuse. Nous avons donné rendez-vous aux gens et tant que ce rendez-vous n’est pas arrivé, il n’y aura pas de réaction ». Même s’il déclare qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat pour le moment, Ousmane Thiongane n’en minimise pas pour autant les écrits de Abdou Latif Coulibaly. « On prend acte, mais on ne fera pas de commentaires ». En revanche, d’autres sources sûres dans Rewmi, mais qui préfèrent garder l’anonymat, confirment allègrement les écris du journaliste de « Sud quotidien », du moins pour le poste de vice-président qu’il devrait occuper à son retour. Nos sources ajoutent même qu’« il n’est pas exclu que le poste de Secrétaire général adjoint du Pds revienne à Idrissa Seck ». Quid des autres responsables de Rewmi ? Notre source déclare en ce sens « qu’un remaniement est prévu pour que certains rejoignent l’équipe gouvernementale ».
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