Cette affaire de grossesse, issue d’une relation adultérine, alimente toutes les causeries au Quai de pêche de Joal. Une villageoise, qui a quitté son terroir situé dans les environs de Nguéniène, s’est liée d’amitié avec un revendeur de poissons. Une amitié qui, au fil du temps, a fini par se muer en relation amoureuse. Les deux tourtereaux ne se cachaient plus, tant et si bien que leur flamme était connue de tout le monde. Cette relation parvient à l’oreille du mari cocufié qui, sans tarder, se pointe à Joal pour ramener son épouse infidèle au village. Quelques jours plus tard, les choses se corsent pour le mari qui découvre que son épouse est enceinte. Les supputations ont alors commencé dans le village. Pour l’épouse, il fallait garder le secret afin de ne pas être la risée du village. De même que son mari qui tenait coûte que coûte à sauver son mariage qui n’a duré qu’une année. Il en sera ainsi jusqu’au jour où l’amant s’est présenté spontanément au domicile conjugal pour revendiquer la paternité de l’enfant. En clair, l’amant, piqué par on ne sait quelle mouche, a réussi à localiser le domicile de la dame avant de crier sur tous les toits qu’il est l’auteur de la grossesse. Ces révélations ont mis en colére les parents des deux époux qui ont finalement contraint l’époux cocufié à s’adresser à la Gendarmerie de Joal. Convoqué par les pandores, l’amant a réitéré ses revendications devant les enquêteurs. Ce n’est pas tout, car lorsqu’il a été sommé de rompre avec la dame, le pêcheur a refusé. Un refus qui a exaspéré les pandores au point qu’ils ont immédiatement décidé de placer en garde à vue le pêcheur, avant de le relâcher au bout de quelques heures.
Faits-Divers
0 Commentaires
Participer à la Discussion