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La situation de l’artiste Souleymane Diouf ‘Farah’ est en passe de virer au drame. En effet, c’est dans la soirée d’hier qu’il a été admis, d’urgence, à l’hôpital Principal de Dakar, pour des soins intensifs. Au moment où les agents des sapeurs-pompiers venaient pour conduire l’artiste vers la structure sanitaire, sous la surveillance de son médecin, Farah se trouvait dans un ‘état de santé grave’ et dans une ‘situation très dangereuse pour son état sanitaire’, confie un de ses avocats en la personne de Me Youssoupha Camara. C’est aujourd’hui qu’il sera édifié sur sa situation sanitaire, avec un bilan qui sera dressé, à cet effet, au terme de plus d’un mois de diète.
Cette situation est la deuxième du genre où l’artiste Souleymane Diouf ‘Farah’ est admis d’urgence vers un établissement sanitaire. Il a auparavant été hospitalisé à l’hôpital Le Dantec, alors qu'il en était à son 20e jour de pénitence. Une hospitalisation qui lui avait alors évité un ‘coma diabétique’, informe-t-on.
En dépit de cette situation qui prévaut actuellement du côté du gréviste de la faim, aucune réaction n’est notée de la part des autorités étatiques, pour que l’artiste soit rétabli dans ses droits. C’est du moins la remarque de l’avocat Youssoupha Camara qui l’a assisté tout au long de son transfert vers l’hôpital Principal. Avec cette absence de médiation dans cette histoire qui tient en haleine toutes les organisations de défense des droits de l’Homme du Sénégal, Farah reste ainsi suspendu aux promesses de bonnes volontés, avec notamment des pontes de la République et des politiciens, qui en appellent à un ‘règlement définitif’ de ce problème. Cependant, la promesse de rétablir le chanteur dans ses droits n’a que trop duré, car c’est au retour de voyage du président de la République, le samedi 4 septembre, que l’affaire devrait être portée à la connaissance du chef de l’Etat. Jusque-là, ces promesses ne sont pas tenues. Et Farah continue son combat qu’il ne compte abandonner, ‘même si mort devrait s’en suivre’.
Depuis le début du mouvement d’humeur de l’artiste Farah, toutes les franges de la population dénoncent l’attitude des autorités qui observent un ‘silence coupable’ par rapport à cette affaire qui pourrait connaître une ‘fin désastreuse’. C’est dans ces circonstances que la Raddho avait interpellé le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye pour qu’il puisse faire une diligence dans ce dossier, afin d'éviter l’irréparable. La Ligue sénégalaise des droits humains figure aussi sur la liste des organisations des droits de l’homme préoccupées par l’affaire Souleymane Diouf ‘Farah’.
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