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Les résultats de l’étude intitulée «Les infrastructures au Sénégal : une perspective continentale» ont été présentés vendredi 23 juillet lors d’un atelier organisé à Dakar.
«Le Sénégal consacre 911 millions de dollars EU par an aux infrastructures », a souligné Clemencia Torres De Mestele, économiste principale et coordonnateur régional de programme PPIAF (Public-private Infrastructure Advisory Facility).
Précisant que cet investissement, globalement, « atteignent 11% du PIB», Mme Torres De Mestele a noté que cela constitue « un effort considérable pour l’économie du Sénégal.»
«Les inefficacités représentent un gaspillage de 312 millions de dollars EU pare an », a noté le coordonnateur régional de programme PPIAF. Selon Clemencia Torres De Mestele, le Sénégal gagnerait beaucoup à mettre fin à cet écart, si le pays veut booster sur plusieurs décennies le secteur des infrastructures. « L’élimination de cet écart d’efficacité permettrait au pays d’accélérer d’au moins 50 ans le développement des infrastructures », a-t-elle dit.
« Il faudrait une stratégie d’investissements bien ciblés qui mettent l’accent sur l’intégration régionale et la participation du secteur privée », pour que le pays parvienne à compenser son déficit d’investissements dans ce domaine, évalué à 293.085.167.618, soit 576 millions de dollars.
Selon l’économiste principale de la Banque mondiale, le Sénégal devrait mobiliser une manne d’environ 915.861.032.106 (1,8 milliard, soit environ 20% de son PIB) pour espérer combler le déficit infrastructurel sur une période de 10 ans.»
L’étude sur le Sénégal fait partie intégrante d’une étude plus globale réalisée sur 40 pays africains et intitulée : «Diagnostic des infrastructures nationales en Afrique : un effort participatif».
« L’AICD (Diagnostic des infrastructures nationale en Afrique) est conçu pour élargir la connaissance mondiale de l’infrastructure physique de l’Afrique. (Il) constituera une bas de référence par rapport à laquelle les futures améliorations de l’infrastructure pourront être mesurées, de façon à pouvoir suivre les résultats obtenus avec le support des bailleurs de fonds.»
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