A Dakar, les scooters ne servent pas seulement à transporter pour déjouer les embouteillages monstres de la capitale. Mais aussi à voler avec une rare violence les cellulaires et sacs des usagers de la chaussée, notamment les femmes.
Moyen de transport très prisé, le scooter crée la psychose à Dakar. Nombreux sont les habitants de la capitale sénégalaise qui ont vu leurs téléphones portables et sacs à main subtilisés à travers les artères de la ville. Maty Ndiaye, la quarantaine, est une victime de ces « gladiateurs » de la route. Sur sa mésaventure, elle témoigne qu’elle s’est déroulée juste à côté de chez elle, juste à 21h au quartier Sacré-cœur 3 montagne. Le domicile de Mme Ndiaye est situé dans cette artère. Elle gare sa voiture devant son domicile.
Mais, c’est au moment de fermer ses portières que deux jeunes conduisant un scooter lui arrachent son sac à main suspendu sur son épaule gauche. « J’ai été vraiment stupéfaite car je n’arrivais toujours pas à réaliser ce qui venait de m’arriver », a-t-elle indiqué. Comptable dans une société de la place, le sac de la dame contient un cellulaire, des lunettes de myope d’une valeur de 200.000 Fcfa, sa carte bancaire, une somme de 30.000 Fcfa, les effets de maquillage, une chaîne et des boucles d’oreille en or, sa pièce d’identité et les pièces de son véhicule. Lundi matin, il est 10 h sur les deux voies de la Sicap qui s’étirent jusqu’à la Vdn. La marchande ambulante Aminata Cissé s’est vue dérober son cellulaire. Ses bourreaux sont des jeunes conduisant un scooter. « Je parlais au téléphone à mon fournisseur qui est un grossiste à Sadanga », raconte-t-elle, les larmes aux yeux.
Elle vend des produits cosmétiques. Divorcée et mère d’un garçon et d’une fille, c’est avec son petit commerce qu’elle nourrit sa famille, paye son loyer et ses factures d’eau et d’électricité à Grand-Yoff où elle habite. Elle maudit ses bourreaux et s’en remet à Dieu.
« Au lieu de chercher du travail, fulmine-t-elle, des jeunes cherchent des scooters pour voler à travers les artères de Dakar. Qu’Allah les maudit ».
Assis au siège arrière d’un bus « Dakar Dem Dikk », un passager explique ses déboires à son ami. « Un conducteur de deux roues m’a volé mon cellulaire sur la Vdn. Il m’a giflé d’abord avant de me l’arracher », commente-t-il. Et son interlocuteur lui confie, « je ne réponds plus au téléphone près de la chaussée. Ce phénomène est fréquent de nos jours, il faut être prudent ».
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