La nuit du mardi 31 juillet au mercredi 1er août a été très longue pour les populations de Boba Diadjié Peul, une localité de la communauté rurale de Koumpentoum, située à quelque 90 km de Tambacounda. La foudre y a fauché trois personnes et blessé quatre autres, tous de la même famille.
Tous les regards sont tournés vers l’Etat qui avait promis d’équiper les collectivités locales en paratonnerres depuis l’avènement de l’alternance. Elles attendent toujours. Il est tombé de fortes averses mardi dernier aux environs de 20h30 dans la communauté rurale de Koumpentoum. La foudre a frappé chez les Diao, dans la petite bourgade de Boba Diadjié Peul, une localité située à près de 90km de Tambacounda. Rocky Bâ une jeune femme, son bébé d’un an et un adolescent de 15 ans, Djiby Diao rendront l’âme sur le coup et leurs cases complètement calcinées. Il y a eu quatre blessés dont deux très graves évacués par l’ambulance du district sanitaire de Koumpentoum au centre hospitalier régional de Tambacounda où ils seront admis en urgence depuis minuit trente ce mercredi.
Leurs vies ne seraient plus en danger, précise une source médicale qui n’a tout de même pas jugé nécessaire d’indiquer la nature des blessures. Les deux autres blessés sont eux suivis au centre de santé de Koumpentoum. C’est une délégation de la sous-préfecture de Koumpentoum conduite par l’adjoint au sous-préfet qui y est allée présenter des condoléances au nom du gouvernement. Pendant ce temps à Tambacounda, jusqu’à11h ce mercredi, aucune autorité n’a daigné faire le déplacement au centre hospitalier où seuls les parents des victimes s’activaient autour d’elles.
Depuis l’avènement de l’alternance, le ministère de l’intérieur avait promis d’équiper les collectivités locales en paratonnerres. Que de promesses mirobolantes » !s’écrièrent les communautés. Toutes les communes, ainsi que la plupart des communautés rurales n’en disposent guère. Dans la région orientale, il pleut des cordes et les averses sont le plus souvent accompagnées par des vents très violents et cette impitoyable décharge électrique qui, tous les ans ou presque, arrache de paisibles citoyens à l’affection des siens.
A Kédougou, il y a de cela quelques années, un jeune ouvrier agricole officiant dans le champ du premier maire adjoint a été foudroyé, les locaux de l’hôtel de ville endommagés. Cette fois-ci, tous espèrent que l’Etat qui a le devoir de protéger les citoyens,va concrétiser ses promesses car, il y a plus qu’une urgence signalée dans une région orientale où l’hivernage a encore de beaux jours devant lui.
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