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Un jour, au retour de mes innombrables visites sur le terrain, un journaliste m’a dit : ‘Monsieur le Premier ministre, j’ai l’impression que le Sénégal est divisé en deux parties. Une partie Nord gouvernée par Senghor et une partie Sud gouvernée par Abdou Diouf. La ville de Ziguinchor était coupée en deux par le fleuve Casamance’. Pour passer d’une rive à une autre, il fallait emprunter le bac. Je me suis battu pour avoir un pont. Mais de voir émerger ce mouvement indépendantiste quand je suis devenu président poussé par ce prêtre que je n’ose pas qualifier, cela m’a beaucoup déçu », regrette amèrement l’ancien président du Sénégal, dans une interview reprise par le journal L’Observateur. Abdou Diouf déclare aussi avoir échoué, en tentant de lutter contre la corruption au Sénégal.
« J’ai voulu, avec peut-être trop de volontarisme, lutter contre la corruption en mettant en place un tribunal de lutte contre l’enrichissement sans cause. Je n’ai pas été soutenu. Ni par la classe politique, ni par le magistrat que j’avais mis à la tête de l’institution, ni par les policiers qui devaient faire les enquêtes. On prenait les lampistes. Finalement le projet est tombé à l’eau », a-t-il indiqué.
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